Des nouvelles de Thierry Amiel
http://www.evous.fr/musique/Thierry-Amiel-Celui-qui-clip,9919.html
Un nouveau retour pour Eärwenn !
"Les nouvelles lectures de Martine" viennent de me faire une superbe surprise.
Un retour de lecture concernant mon dernier roman :" Eärwenn, les messagers de la lande".
Le voici :
Parmi les derniers ouvrages parus chez Laura Mare Editions, il en est un qui nous surprend par son sujet, son histoire, son style et surtout la magie de ses décors si justement restitués. « Eärwenn les messagers de la lande » de Liza Lo Bartolo Bardin se déroule en Bretagne au temps où ses légendes empreintes d’aventure et de mystère avaient force pour drainer de formidables défis.
Son sujet d’abord. Eärwenn est une jeune fille au tempérament fougueux et volontaire à la fois qui n’a de cesse que de vouloir laisser la nature s’exprimer et se bat pour cela sans jamais faiblir.
Son histoire ensuite. Une histoire comme on peut en lire ou en découvrir ici et là sur notre environnement, sa protection et tous les méfaits qui peuvent lui advenir si on n’y prend pas garde. Une histoire somme toute banale mais que Liza Lo Bartolo Bardin parvient à nous rendre attachante et passionnante par la seule grâce de son écriture.
Car c’est là justement que se trouve l’élément déclencheur qui nous rend ce roman particulier si cher à notre cœur. Par son style unique et à la sensibilité à fleur de peau, l’auteur nous comble d’aise. Au côté d’Eärwenn, à la personnalité tellement émouvante, on se sent bien, à notre place, et son combat devient à son tour le nôtre. Par l’élégance du style employé, on ne peut que souscrire à la leçon que nous transmet Liza Lo Bartolo Bardin. Cela tombe sous l’évidence. Sans avoir l’air d’y toucher, la raison d’être de ce roman entre dans nos cœurs en même temps qu’elle éveille notre réflexion. Effectivement on y trouve une belle histoire d’amour. Mais pas que… Egalement c’est un récit d’aventure sur fond dramatique qui nous est conté ici. Mais pas seulement… « Eärwenn » c’est surtout une magnifique ode à une région, la Bretagne, que l’auteur connaît parfaitement bien. Derrière l’histoire, on perçoit d’autant plus la recherche du détail qui va apporter sa part de vérité à ce qui nous est si agréablement conté. On apprécie alors pleinement ce récit qui nous bouleverse, nous émeut et nous ramène finalement à notre essentiel : la terre.
Source : les nouvelles lectures de Martine
Merci infiniment à la lectrice et critique.
Chez Myriam !
Extrait de Bouquet de rimes de Myriam Guicheteau. Parution 28 avril 2010.
http://auplaisirdemairym.over-blog.fr/article-34238098.html
Le Printemps des écrivains à Guidel 56
Samedi 24 avril à Vitré (35)...
et le lendemain dimanche 25 avril à Guidel (56)
Je présenterai mes ouvrages et surtout mon dernier roman "Eärwenn, les messagers de la lande"
Au plaisir de vous y retrouver... Le programme complet et la liste des auteurs sur le site de Guidel !
10ème salon du livre à Vitré (35)
Prochaine dédicace lors du 10ème salon du Livre de Vitré (35) Entre Rennes et Laval.
Sous le grand chapiteau de la place de la gare !
Pour en savoir plus, un clic sur ce lien : LES SPORTIVIALES
L'orchidée blanche
Photo copyright Liza Lo Bartolo Bardin
Dans son écrin noir, l'orchidée blanche est la reine, pétales irisés.
Geste d'amitié, offrande d'une soirée, l'élégance d'un bijou.
LE DEFI ou la force et le courage d'en rire
Extraits :
Ce livre a failli s’intituler dans un tout premier temps « J’aurai la force, avec ou sans humour » pour faire un pied de nez à l’ingratitude de ces muscles qui me lâchent alors que je les ai tant entraînés des années durant ! De la condition de femme dynamique, sportive, entreprenante, je suis passée en quelques mois à celui de mamie de 90 ans. Attention, pas la mamie d’aujourd’hui qui part en safari ou qui fait du parachutisme, non ! Ce serait encore trop bien ! Mais celle d’il y a 150 ans, vous voyez ce que je veux dire ? Pas pareil ! Alors, de l’humour il m’en a fallu pour accepter mon état de chiffe molle. C’est à se demander à quoi ont servi les ateliers de gym, de danse, de musculation, le footing, le tennis, le vélo, la natation, la marche… Moi qui mettais un point d’honneur à entretenir mon corps comme un cheval de course, me voici réduite à rester dans le box, punie de je ne sais quelle faute ! Finie la compétition physique. Heureusement que le cerveau n’est pas un muscle. Il me reste quelques neurones à entretenir pour ne pas rester complètement inactive. « J’aurai la force, avec ou sans humour » aurait pu être un bon titre.
Et puis comme je suis d’humeur très changeante, le titre a fidèlement suivi mon humeur et s’est transformé en « Allo Docteurs ! Vous m’écoutez ? ». Sans doute pour cristalliser mon ressenti d’abandon et le dompter pour mieux le maîtriser. Comment vous expliquer ce sentiment ? Il ne s’agit pas seulement d’abandon. Non, je ne vais pas vous la jouer pauvre orpheline, quoique … avec ce genre de pathologie, je ne tombe pas vraiment loin, n’est-ce pas ? Les myosites (maladies musculaires) font encore partie de ces maladies dites rares et orphelines. Elles font peur aux médecins car elles les laissent impuissants, démunis, frustrés. Vous vous rendez compte ? Ils ont pour vocation de guérir, et avec nous autres, les auto-immuns, ils restent « gros Jean comme devant » ne sachant même pas nous rassurer sur notre pronostic vital, ni même sur un véritable traitement, je veux dire curatif et non palliatif comme à présent. Alors comme mes questions restent sans réponse, j’ai l’impression que non seulement ils ne m’écoutent pas, mais qu’ils ne m’entendent pas non plus, comme pour se protéger. Et ça, ça me met en rogne, vous ne pouvez pas savoir combien, mais imaginez tout de même ! Ce titre, « Allo Docteurs ! Vous m’écoutez ? » avait fait l’unanimité auprès de mes amis. Il aurait pu convenir… Mais…
Mais voilà que lors d’un salon du livre, un monsieur qui se penche dangereusement sur une de mes publications, me laisse comprendre qu’il s’interroge profondément sur la signification de son titre. J’avoue que celui-là peut être considéré comme un gros mot : « Ma polydermatomyosite, je préfère en rire ». Pour les néophytes, la première partie du titre est certainement obscure et mystérieuse. Aussi, ayant conservé en moi le désir d’instruire (une de mes premières vocations fut d’être institutrice, je dirai même mieux : professeur des écoles), je lui suggère de décortiquer le mot et de trouver la racine de chaque morceau. Grossière erreur de ma part que je paye par une humiliation cuisante ! Il commence par traduire poly par « partout », il a tout faux, cela veut dire plusieurs ; dermato par « peau », il a tout vrai, et myosite par champignons ! Non mais « DITES-MOI QUE JE REVE » ! Non Monsieur, je ne suis pas couverte de champignons ! Est-ce que j’ai l’air d’être couverte de champignons ? Pour votre information, cher Monsieur, sachez que myosite se rapporte à muscle ! Si je suis couverte de muscles ? Ma foi, heureusement que mon corps en possède encore un peu, oui ! Sans doute déçu par ma réponse, il n’achète pas mon livre. Alors ce titre-là, c’est aussi parce que bien d’autres situations ont mérité tout au long de mon parcours d’auto-immune en milieu hospitalier ou non, cette injonction : « Dites-moi que je rêve ! » Ah vraiment, si vous saviez !
Mais j’aurais pu tout autant l’intituler « Silence mortel » ou encore « Auto-immune ? Dites-moi tout Docteur ! » Vous devinez aisément pourquoi, non ? Pas besoin de vous faire un dessin. La préface de l’auteure Ambre Saint Pierre vous explique clairement pourquoi.
Finalement je l'ai intitulé "LE DEFI" ou la force et le courage d'en rire
Format A5 - 310 pages - 15 €
En vente sur commande chez l'éditeur :
Editions Flammes D'ame par mail : editionsflammesdame@hotmail.fr
paiement chèque ou paypal
ou chez l'auteur : lizabardin@live.fr
par commande écrite :
Editions Flammes d'âme
Route de Rescourio
56920 NOYAL PONTIVY
Page 6 - 1ère partie
Témoignage sur la période de Juin 2005 à Juillet 2006 :
"Ma polydermatomyosite, je préfère en rire".
Page 102 - 2ème partie
Témoignage sur la période de Août 2006 à novembre 2008 : "Dites-moi que je rêve".
Page 264 - 3ème partie - Inédite
Témoignage sur la période de nov. 2008 à décembre 2009 : " Objectif de l'année, la guérison".
Prologue
Les maladies auto-immunes, rares et orphelines sont en nette progression depuis ces dernières années. Personne n'est à l'abri. Enfants ou adultes, tous peuvent un jour recevoir l'annonce d'un diagnostic qui assomme autant qu'il panique. Les pathologies sont nombreuses. On en dénombre plus de 8000 et il s'en découvre de nouvelles tous les ans. Les symptômes sont tous différents d'un patient à l'autre. Tout cela ne facilite pas le travail des soignants. Devant la complexité du problème, et face au constat affligeant d'une absence de recherche par manque de profit (les cas de chacune de ces maladies auto-immunes ne sont pas assez nombreux pour que cela rapporte aux laboratoires) les patients se trouvent presque laissés pour compte dans un contexte angoissant. Heureusement pour eux, quelques médecins dans les centres de référence font tout ce qu'ils peuvent pour soulager et rassurer les malades, malgré une communication encore trop "pudique".
Dans cet ouvrage, je m'attache à témoigner de près de cinq ans de lutte contre la maladie. Une de ces pathologies embarrassante, chronique, classée dans les affections de longue durée, invalidante, dégénérative et douloureuse, de la famille des myopathies : la poly-dermatomyosite, doublée de panniculite des maladies systémiques, toutes deux de nature inflammatoire. Sans prétention aucune, si ce n'est d'informer et d'encourager ceux qui se trouvent confrontés du jour au lendemain à ce genre de maladie, je partage mes découvertes au jour le jour, mes espoirs mais aussi mes colères, mes questionnements et l'expression de toutes les aberrations, manquements et erreurs rencontrés pendant mes hospitalisations, avec légèreté et humour parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer.
Cet ouvrage est la compilation de mes deux précédents témoignages : "Ma poly-dermatomyosite, je préfère en rire" et
"Dites-moi que je rêve", complétée par une année supplémentaire de compte-rendus, en forme de journal de bord. Pour ne rien oublier…
Mon but est à la fois d'informer et d'encourager toux ceux qui comme moi ont été brutalement, soudainement, confrontés à un diagnostic d'autant plus angoissant qu'il est incompréhensible. Alors, si j'apporte à mes lecteurs une once d'espoir et de courage, quelques sourires et l'envie de se battre, je serais comblée.
Le jeu de la mémoire
http://www.petithebertot.fr/Theatre/prochainement
Le jeu de la mémoire
30 représentations exceptionnelles
A partir du 27 avril 2010
De : Gérard Vantaggioli
Mise en scène de l’auteur
Avec : Stéphanie Lanier
Sur un plateau de cinéma, une comédienne tourne un film sous l’oeil attentif du réalisateur.
Bienvenue dans le monde magique du septième art. Découvrez l’envers du décor, où pour raconter son histoire et se faire un nom, il faut en payer le prix, affronter ses démons au risque de se perdre définitivement…Ou d’en sortir différent ?
Vous l’avez compris, à vous de jouer. Qu’avez-vous occulté, oublié, enterré, dans les coulisses de votre mémoire ? Que se passe–t-il quand les portes s’ouvrent sur votre hippocampe secret, muselé depuis trop longtemps ?
Le jeu de la mémoire, un thriller sensoriel qui vous oblige à vous rappeler votre histoire.
Infos pratiques
A partir du 27 avril. Du mardi au samedi à 19h30, le dimanche à 15h. Relâche le lundi.
Plein tarif : 20 € / Tarif -26 ans et groupes (10 personnes minimum) : 15 €.
Eärwenn, les messagers de la lande
1
Extrait du 1e chapitre
La lande fleurie exhale toutes les senteurs de l’été naissant. Une explosion de couleurs agrémente le tableau sur une palette où se marient, entre autres nuances, les verts des fougères et le voile pourpre des bruyères. Le tapis jaune des ajoncs illumine l’ensemble avec le blanc des fleurs côtières. Le tout baigné d’une pure harmonie de bleus que l’horizon délimite d’est en ouest bien au delà du Cap Fréhel. Quelques semaines avant l’arrivée massive des touristes, Eärwenn profite pour un peu de temps encore de la solitude et de la sérénité toute particulière de la lande aux mirages. Solitude n’est pourtant pas le terme adéquat. Elle ne s’y sent jamais tout à fait seule.
Les signes deviennent trop évidents. Pourquoi n’a-t-elle pas eu l’idée de les répertorier plus tôt ? La liste serait longue à ce jour de toutes ces preuves accumulées depuis son enfance. Des signes pourtant qu’elle estime trop subjectifs pour le cartésianisme de certains. A quoi bon lister des preuves immatérielles qui ne convaincraient que les simples d’esprit ? C’est ainsi que l’on nomme encore de nos jours les esprits ouverts à d’autres niveaux de conscience. Elle est persuadée depuis longtemps que c’est ainsi qu’on la perçoit : comme une " innocente ", celle qui parle au vent et aux nuages, aux arbres, aux minéraux et aux vagues de l’océan. L’époque n’est pas si lointaine où l’on envoyait au bûcher les filles comme elle.
Pourtant les signes sont là, tellement présents, tellement visibles. Elle ne comprend pas l’aveuglement qui l’entoure. " Un jour, ils verront, tout comme moi, la réalité pour l’instant invisible… un jour leurs yeux s’ouvriront et … rira bien qui rira le dernier ".
Dans un éclat de rire lancé vers le ciel, Eärwenn poursuit son escalade accompagnée par les cris des mouettes et le chant de la mer. Celle-ci est calme aujourd’hui. La jeune fille a pu débuter l’ascension au pied de la falaise, là où les vagues viennent lécher à marée haute le granit rose de la côte. Débordante de vitalité elle ne ménage pas son corps. Chaque jour un nouveau pan de falaise la met au défi d’accéder à son sommet, les mains nues, sans accessoire aucun. Sans aucune peur ni appréhension non plus. Son corps et la roche ne font plus qu’un. Que pourrait-elle craindre ? Du plus loin qu’elle se souvienne elle n’a jamais eu à se plaindre de son amie la falaise. Elle se sait protégée. Depuis toujours. C’est comme ça. Tant pis si cela dérange les autres, les jaloux. Eärwenn sait, un point c’est tout. Elle sait sans comprendre, mais cela lui suffit.
…..
Extrait du 4ème chapitre
Pourvu que rien ne les sépare. Rien ni personne. Ni réel ni surnaturel. Ni ange ni démon, ni messager… L’année entière passée aux côtés de sa petite fée lui a permis de découvrir un autre monde, invisible mais tout aussi authentique. Moins imaginaire que le laissent entendre les esprits chagrins, les esprits cartésiens. L’esprit ouvert à toutes les expériences, à toutes les connaissances, il a pu en un an collecter quantité de confidences. En bonne compagnie, les langues se délient plus facilement à la tombée de la nuit, pendant les veillées. Et les contes et légendes sont autant d’alibis pour confier à l’auditoire certaines vérités " impalpables ". Lorsque le merveilleux habille le récit, celui-ci en devient plus audible et par là plus perceptible par le plus grand nombre. Et Thierry avait bu littéralement les paroles venues d’un autre temps, les vérités ancestrales, celles qui font peur et qui enchantent à la fois, parce qu’elles révèlent au commun des mortels la puissance étrange d’un autre peuple, celui qui hante les landes et les falaises, celui qui a enseigné les secrets de la lande à sa " petite fée bien-aimée ". Il attend maintenant l’invitation, celle qui lui ouvrira les portes du sacré. " N’oublie jamais de ne pas te fier aux apparences… Sache que nous sommes d’une essence immortelle… L’être suprême qui est au-dessus de nous veut nous enseigner… Il a envoyé ses messagers, sachons les écouter."
…
Extrrait du 5ème chapitre
Honteux de la trouille qu’il venait de ressentir sur les bords de la falaise, Charles-Henri atteignit le bistrot du bourg un peu avant midi, surprenant les clients accoudés au comptoir par son élocution embrouillée et confuse. Après trois verres de vin blanc, il daigna accorder un regard au reste du monde. Il n’était pas vraiment apprécié des villageois, ce rustre, cet ivrogne de Charly. On lui imputait tant de petits délits mesquins et pervers, que le bourg entier avait fini par le battre froid. Il n’en avait cure. L’alcool lui redonnait tous les courages et tous les aplombs pour affronter le mépris de tous. Mépris bien partagé. Il les connaissait bien. " Pas un pour racheter l’autre " persiflait-il souvent entre ses lèvres. " Qu’ils osent me jeter la première pierre, ces hypocrites, ces faux chrétiens, ces pratiquants du dimanche qui font pis que pendre la semaine... " Sa pensée était toujours ponctuée par un crachat. " Vous ne valez pas plus que moi, bande de nazes ".
…
Extrait du 7ème chapitre
Rozenn ouvre les fenêtres de la grande maison ancestrale du Vieux Bourg. Comme elle aime cette vieille maison dont les murs gardent le souvenir de tant de vies heureuses, moins heureuses aussi. Une maison riche de vécu et d’amour. Un grand pignon blanc, le toit en ardoises grises, les murs de granit gris, et les volets bleus. Une maison typiquement bretonne, souvent modèle pour les peintres aquarellistes. Le soleil est à peine levé, et elle s’active déjà. Elle sait que les meilleures heures sont celles de la fraîcheur matinale, celles où le soleil est encore assez clément pour les humains comme pour les plantes. Un comble pour la Bretagne, l’arrosage du jardin. Fait exceptionnel pour cette partie de la France, voici que les services météorologiques annoncent une deuxième année consécutive de canicule. Rozenn raccorde le tuyau d’arrosage au récupérateur d’eau de pluie, presque vide, et abreuve parcimonieusement ses jeunes plantations d’hortensias et de rosiers. Malgré le plaisir qu’elle prend à s’occuper de son petit jardin, ses pensées vont au jeune couple et en particulier à sa petite fille. " La lande finira par me les prendre, eux aussi, comme la mer a pris mon Pierrig ". Elle ne parvient pas à saisir les motivations d’Eärwenn. " Que se passe-t-il donc dans sa tête pour aimer tant courir la lande, nuit et jour ?
Extraits du 10ème chapitre
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Rozenn ouvre les fenêtres de la grande maison ancestrale du Vieux Bourg. Comme elle aime cette vieille maison dont les murs gardent le souvenir de tant de vies heureuses, moins heureuses aussi. Une maison riche de vécu et d’amour. Un grand pignon blanc, le toit en ardoises grises, les murs de granit gris, et les volets bleus. Une maison typiquement bretonne, souvent modèle pour les peintres aquarellistes. Le soleil est à peine levé, et elle s’active déjà. Elle sait que les meilleures heures sont celles de la fraîcheur matinale, celles où le soleil est encore assez clément pour les humains comme pour les plantes. Un comble pour la Bretagne, l’arrosage du jardin. Fait exceptionnel pour cette partie de la France, voici que les services météorologiques annoncent une deuxième année consécutive de canicule. Rozenn raccorde le tuyau d’arrosage au récupérateur d’eau de pluie, presque vide, et abreuve parcimonieusement ses jeunes plantations d’hortensias et de rosiers. Malgré le plaisir qu’elle prend à s’occuper de son petit jardin, ses pensées vont au jeune couple et en particulier à sa petite fille. " La lande finira par me les prendre, eux aussi, comme la mer a pris mon Pierrig ". Elle ne parvient pas à saisir les motivations d’Eärwenn. " Que se passe-t-il donc dans sa tête pour aimer tant courir la lande, nuit et jour ? "
….
" Promets-moi de ne rien faire d’illégal ! ". De toutes leurs forces conjuguées, ils parviennent à déplacer un morceau de la pierre. L’espace ainsi dégagé est suffisant pour les laisser passer. Il répète plus fort : " Promets-moi de ne rien faire d’illégal ou de dangereux ! " Pour toute réponse, le rire de la jeune fille résonne dans le conduit qu’ils découvrent finalement sous la dalle rocheuse.
- Mince alors ! On ne va quand même pas entrer là-dedans ? On finira noyés comme des rats !


























