Benoît Magimel et Diane Kruger
Lorient
Diane Kruger et des acteurs hollywoodiens en stage chez les commandos à Lorient
Cultures lundi 31 mai 2010
Les commandos de Lorient s’apprêtent à recevoir des hôtes de marque en stage mardi, mercredi et jeudi. Ils vont former aux tirs, à Gâvres, une partie de l’équipe du film « Forces Spéciales ». Au générique de ce film l’actrice allemande Diane Kruger qui prêtera ses traits à une journaliste française enlevée par les Talibans en Afghanistan. C’est Stéphane Rybojab qui mettra en scène son premier long-métrage pour l’occasion. Il sera produit par Studio Canal.
Benoît Magimel et Diane Kruger
Diane Kruger, Benoît Magimel et Djimon Hounsou (l’acteur qui jouait un esclave dans le film « Gladiateur ») sont attendus demain mardi. Les fuscos et les commandos accueillent régulièrement des « VIP » pour des stages commandos.
La venue d’une partie des acteurs est tout à l’honneur des forces spéciales françaises basées à Lorient. Des militaires qui interviennent régulièrement en Afghanistan.
L'Association Mot'eur d'Aix en Provence
Cafés-philo, psycho, soirées poésie, littéraires et organisations d'expositions artistiques proposées par
L'association MOT’EUR
(celui qui bouge
PROGRAMME JUIN 2010
06 60 91 51 15
LA FORMULE DES SOIREES
ACCUEIL A 19H00
Collation comprise pour partager un moment convivial et faire connaissance: 12 euros. Adhésion annuelle: 5 euros.
Sur réservation uniquement, places limitées.
Ne tardez pas à vous inscrire. Merci
Au Café des mots
48 rue du puits neuf - 13100 Aix en Provence
(juste en sortant du parking Bellegarde vers la rue Mignet)
04 42 21 67 52
Ce programme clôture la saison 2009/2010. Nous espérons que vous y avez trouvé plaisir et intérêt.
Nous vous retrouverons dès Septembre pour continuer avec vous si vous le désirez cette aventure pour la quatrième année.
En attendant,
JACKY CHABERT, président
CHRISTIANE NALIN, organisatrice
PHILIPPE GAUTHIER, secrétaire
JEAN SEBASTIEN FANGET, trésorier
Vous souhaitent un délicieux été.
Jeudi 3 juin à 19h: Café-philo /psycho animé par
Philippe Gauthier et Chadia Baguenna
SOMMES-NOUS PRISONNIERS DE LA SEDUCTION ?
Du jeu de la séduction « innocent » qui nous permet de nous lier à d’autres, à la séduction nécessaire pour être reconnu socialement ;
de la séduction exercée (ou recherchée) par les politiques, aux produits qui doivent sans cesse « séduire » les consommateurs :
la séduction est devenue omniprésente.
L’attitude du séducteur qui fut, il y a encore peu, l’objet de toutes les suspicions, est désormais la norme. Nous laissons-nous prendre à un véritable piège d’une séduction toute puissante ou s’agit-il au contraire du mode de relation idéal à l’autre ?
La séduction est-elle une délivrance ou une véritable prison ?
Philippe Gauthier enseigne la philosophie en IFSI.
Chadia Baguenna est titulaire d’une maîtrise de psychologie clinique, d’un DESS en éducation et formation.
Jeudi 10 juin à 19h: café-philo/psycho
animé par Jean-Sébastien Fanget et Emilie Combebiac
Pourrions-nous vivre sans l'art?
ART et ART-THERAPIE
L'art semble être une pure production esthétique, que ce soit en musique, en littérature ou encore dans les arts plastiques. L'œuvre d'art ne se définit-elle pas par son inutilité et la virtuosité du geste de l'artiste?
L'art pour l'art brandissaient les parnassiens, quel acte plus ultime de la perfection que celui du génie artistique! Un élan vers le sublime!
Pour autant faut-il être un surhomme pour apprécier et jouir des bienfaits de la création artistique?
Nous savons depuis l’antiquité que le phénomène artistique a le pouvoir d’entraîner les hommes vers la beauté, qu’il provoque des effets relationnels entre les hommes et qu’il apaise les âmes.
En cela, l’art-thérapie doit réaliser une synthèse entre la subjectivité propre à l’art et l’objectivité propre au soin. L’homme, qui cherche le bien être s’organise de façon à trouver dans le monde sensible l’expression de son monde idéal.
L'art permet une pratique bien plus précieuse encore. L’art permet d’exprimer des sentiments, des émotions en préservant sa pudeur. Il permet d’exprimer ce qui ne se dit pas.
Pensez vous que nous pourrions vivre sans l'art?
Emilie Combebiac est Psychologue, diplômée en psychopathologie, Art-Thérapeute
Jean Sébastien fanget, après l’obtention d’un DEA de philosophie est épistémologue, analyste pluridisciplinaire du travail.
Exposition Kif Bessiere
La plasticienne Kif Bessière nous présente des nus d’où jaillit une vie intense et mystérieuse.
Le trait, la couleur d’une sobriété étonnante, sans surcharge ni embarras nous conduisent tout droit vers l’âme du sujet.
Nulle fioriture ne vient capter inutilement le regard.
Une sensualité élégante retient notre attention et charme notre regard.
Historienne de l’art et enseignante, co-auteur de 2 ouvrages consacrés à la peinture espagnole, Kif Bessière vit et travaille à Aix en Provence depuis 2002.
Au plaisir de vous retrouver.
Très cordialement.
Christiane pour l'équipe de MOT ' EUR.
Vernissage Mercredi 2 juin à partir de 18h30
Du 31 mai au 28 juin
LOUDEAC et son 13ème Printemps des Livres
Printemps des Livres du 20 au 30 mai |
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Le rendez-vous culturel incontournable du printemps. Du 20 au 30 mai. J'y serai avec tant d'autres auteurs... Je suis toute petite, mais j'espère bien que vous me verrez quand même !!! J'y dédicacerai 6 de mes dernières publications. (A voir sur mon blog d'auteur). |
Salon du livre de jeunesse de QUESTEMBERT
Soyez les bienvenus à ce 11ème salon du livre de jeunesse de Questembert.
J'y dédicacerai KRANA, la petite grenouille
Pataud, Jolie et l'abbaye de Boscodon
Earwenn les messagers de la lande
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Clic sur l'affiche du salon pour plus d'infos.
L'écharpe de Maurice Fanon
Rachmaninov by Pletnev
Salon du livre de BAVAY Samedi 22 mai
Le samedi 22 mai de 10 h à 18 h, à la Bibliothèque municipale de Bavay.
Plus d'infos sur le site des Editions Irène Pauletich
J'y dédicacerai mes 2 livres jeunesse, mes 2 romans, mon recueil de poésie et mon fait vécu.
Mise à jour... nouvelle galère !
A la demande de Cindy qui s'étonne que je n'ai plus donné de nouvelles depuis ma requête au sujet des calcifications, je viens donc faire une petite mise au point.
Cela allait plutôt bien tous ces derniers temps. J'ai pu avoir une activité "littéraire" très sympa. Rencontres, salons, dédicaces... De quoi m'apporter plaisir et satisfaction. Doux sentiments qu'il ne faut pas éviter lorqu'ils se présentent. Ils sont si rares.
Mais depuis plus d'une semaine les douleurs sont revenues en force. Depuis mon retour de Quimper où je me suis gelée toute la journée. A quoi sont-elles dues ces douleurs ? Déchirure musculaire ? La kiné ne pense pas puisqu'elle m'a débloqué plusieurs vertèbres et m'a assuré n'avoir pas senti de déchirure. Le hic c'est que les douleurs dorsales et cervicales persistent et même augmentent. Je revois la kiné jeudi et si cela ne s'arrange pas, mon salon du livre à Bavay (59) est fortement compromis.
Mon traitement est inchangé depuis mon dernier article sauf que le cortancyl a encore baissé. J'en suis à 5 mg/jour, dose que je dois maintenir jusqu'à mon prochain rendez-vous à la Pitié Salpétrière avec mon Dr House personnel ;-) - Imurel, Plaquenil, (ah oui, j'ai cessé la Colchicine puisque mes jambes neme faisaient plus souffrir)
A part ça, j'ai repris du Topalgic ce soir, histoire de moins souffrir. Je me sens déjà mieux. L'effet bénéfique de ce médicament morphinique me permettra de dormir à peu près normalement.
A cause de ce souci physique, j'ai râté une invitation à Paris. Un concert privé à l'hôtel de Sers dans le 8ème... Je ne vais pas me la jouer "Caliméro" ... La vie est trop inzuste... mais avouez que c'est vraiment râlant. Sept ans que j'attends ce moment, rencontrer en presque tête à tête (trente personnes + les journalistes) un chanteur dont j'aime autant la personnalité que la voix, Thierry Amiel. Tant pis, on attendra des jours meilleurs... je suis confiante ! Cela viendra bien un jour !
Allez, mes p'thys loups, prenez soin de vous et gardez bien le vent dans les voiles ! Moi je crois toujours en ma bonne étoile...
Le défi en commande chez editionsflammesdame@hotmail.fr
310 pages - 15 €
Cindy explique son témoignage
Je suis à nouveau bouleversée par un autre mail de Cindy, parce que je retrouve tant de ressentis semblables, tant de similitudes physiques et psychologiques... Je vous copie-colle (avec son autorisation) un nouvel échange, car je suis persuadée qu'il trouvera un écho en beaucoup d'entre vous, victimes de maladies auto-immunes.
N'hésitez pas à témoigner vous aussi, parce que les maux ont toujours besoin d'être exprimés, lus, écoutés, compris et partagés. C'est ma conviction depuis que j'ai ouvert ce blog : partage et communication pour ne plus se sentir seuls, pour comprendre aussi et mieux supporter l'insupportable.
Bonsoir Liza,
Je vous avais fait parvenir mon témoignage en mars et j'avais sur le moment refusé sa publication. Aujourd'hui j'ai eu le déclic pour accepter qu'il soit publié. Je vous explique :
Dans mon témoignage je vous écrivais "Je ne me sens pas l'âme d'une super héroïne qui se bat contre sa maladie. Non pour moi c'est le genre de chose qui ne se réfléchit pas, c'est normal, c'est malheureusement notre vie".
En fait si je peux compléter je dirais que je ne me sens pas l'âme d'une super héroïne parce que je sais que je ne me sens moralement pas au top. Mais en fait je fais semblant d'aller bien et finalement je me fais passer pour une super héroïne. Le quotidien semble plus facile ainsi, d'une part pour soi, on se voile la face, et d'autre part, ça arrange l'entourage aussi parfois (ce n'est en aucun cas un reproche. Bien au contraire souvent il n'est pas dupe, mais c'est protecteur aussi et ça soulage de croire que l'autre va bien s'il le dit après tout).
A l'époque je débutais un travail avec une psychologue car j'avais assez (trop !) longtemps enfoui tous les sentiments négatifs depuis ma sortie de l'hôpital en décembre 2007.
Pour moi la seule souffrance acceptable et qui donne le droit de dire qu'on va mal c'est la souffrance physique. Alors le plus dur pour moi c'était d'accepter que je souffrais alors que je n'avais plus aucune douleur physique. Pour moi c'est tout simplement de la faiblesse alors que je ne suis pas une chochotte ! Et puis ça veut dire quoi ? Mon traitement fait son travail, je suis enfin en master (après avoir stagné 4 ans en licence à cause de la maladie) j'ai trouvé un stage pour valider l'année, bref tout va bien dans le meilleur des mondes mais non je trouve encore le moyen de me plaindre et d'être malheureuse (pas digne d'une super héroïne !).
Si je reprends un peu mon parcours, je suis sortie de l'hôpital en décembre 2007, jusqu'en septembre reprise de la fac j'ai pas trop réfléchi et juste avancé pour me remonter physiquement.
Septembre 2008 le quotidien reprend ses droits: déprime...mais niée comme il faut en m'inscrivant à 2 licences (la 1ère où il me reste 3 UE à valider, et une 2nde nouvelle) comme ça au moins pas le temps de trop réfléchir aux épreuves que j'ai traversées.
C'est après que tout s'est gâté. Peut-être la rentrée de septembre 2009 en master, la fin des douleurs vers novembre, reprise de poids (4 ans que j'avais pas dépassé les 47 kg) que de nouveautés qui m'effraient et qui bouleversent le petit équilibre que je m'étais construit, je ne sais vraiment plus qui je suis.
Je traverse une grande crise d'identité, dans ma tête j'ai été une malade durant 4 ans, maintenant que je n'ai plus de douleurs physiques et que j'ai donc réattaqué la kinésithérapie à fond, repris du poids (49,5 kg, poids avant la poussée entre 50 et 51 kg) je suis presque "comme avant". En plus baisse des médocs (ça ça me plait par contre) je suis à 20 mg d'hydrocortisone et 4 mg de cortisone, 10mg de méthotrexate et tout le reste spéciafoldine, actonel, cacitD3, mopral.
J'ai une véritable rupture dans ma tête sur laquelle je focalise, la Cindy d'avant la poussée, plutôt bien et la Cindy d'après, malade avec des douleurs à en pleurer, et aujourd'hui je ne suis plus ni l'une ni l'autre. Je culpabilise j'ai l'impression d'être une fausse malade. Je ne peux plus être une super héroïne puisque j'ai plus de méchants "réels" contre qui me battre...
Aujourd'hui et depuis très, très peu je me sens mieux. Eh oui mince alors ! Même si j'ai été super forte devant la souffrance physique, que j'ai essayé de reprendre ma vie en main là où je l'avais laissé, ben finalement j'ai le droit de craquer. Et ça fait du bien, je me sens tellement plus légère de dire que ben moi aussi la fille qui doit toujours être courageuse, combative, etc... j'ai moi aussi le droit d'être triste, paumé, en colère. J'ai perdu tout un tas de choses et j'ai fait semblant que c'était pas grave, c'est la vie, ça va aller...
Alors oui bien sûr que ça va aller, mais si je me laisse le droit d'aller mal sans culpabiliser sous prétexte que ma souffrance actuelle n'est plus de la souffrance physique.
J'ai laissé mon costume de super héroïne au placard et mon seul combat du moment c'est de me retrouver un peu dans tout ce chaos psychique qu'a laissé la poussée. J'ai une bonne dose de confiance en moi et en l'avenir à regagner.
Voilà où j'en suis, j'ai peur de reconstruire ma vie et que la maladie revienne tout détruire... On ne peut pas se battre contre l'imprévu.
J'attends votre réponse et de vos nouvelles, surtout que vous n'avez pas publié depuis votre demande de témoignages sur les calcifications. Comment allez-vous?
Cordialement,
Cindy
Bonjour Liza,
C'est avec plaisir que je vous autorise à publier mon témoignage de ce matin.
Merci pour votre réponse, ça fait du bien d'avoir un ressenti connu et partagé par quelqu'un. Je me sens moins seule et comprise. Ce n'est pas qu'on l'aime notre rôle de super héroïne mais il est nécessaire, il aide à vivre la maladie, comme il est nécessaire parfois de craquer. C'est un équilibre à trouver, être ni trop dans l'un ni trop dans l'autre.
Je pense que beaucoup de personnes malades s'y retrouveront. On a tous appris à prendre sur nous et à faire semblant c'est à double tranchant. Si, comme moi, du coup on ne se permet plus d'être que ce super combattant, sur la longueur c'est pas tenable et j'ai, par conséquent, vraiment développé de la culpabilité à ne pas tenir ce rôle de super héroïne tout le temps. Maintenant que j'accepte d'avoir le droit de ne pas toujours être celle que je ne suis pas et de le montrer, ça va mieux (ça peut sembler bête mais c'est une vrai avancée pour moi).
Cindy
Encore une fois merci Chère Cindy pour votre nouvel échange avec nous. Il éclaire encore plus votre premier témoignage, celui de mars, publié ce matin. Il est utile pour toutes les raisons que vous connaissez.
Quant à moi, je vais bientôt faire un point "santé" pour expliquer où j'en suis... Oui, je sais... je continue à en faire un peu trop, mais c'est ma façon de me prouver que je peux encore avoir une vie sociale, que je peux encore faire comme les autres...C'est pour cela que j'accepte toutes les invitations à présenter le 'DEFI" au cours de cafés littéraires ou autres rencontres.
LE TEMOIGNAGE DE CINDY
En mars dernier j'avais reçu ce long témoignage de Cindy, mais un courrier accompagnant ce témoignage me priait de ne pas le publier tout de suite. Aujourd'hui je reçois donc l'autorisation et voici selon sa volonté l'histoire de son combat.
Je vous préviens, l'émotion sera très forte à la lecture de ce témoignage. J'ai eu moi-même l'impression de revivre certains épisodes de ma vie physique et psychologique.
Dermatopolymyosite et calcifications
Bonjour Liza,
Cela fait bien longtemps que je viens me promener sur ce blog mais ayant l'impression de ne pas vivre la maladie comme vous la ressentez je n'avais pas envie d'y participer. Mais aujourd'hui voyant vos questionnements sur les calcifications j'ai eu envie de vous faire part de mon expérience sur ce sujet et pourquoi pas mon expérience tout simplement tant que j'y suis!
J'ai été diagnostiquée d'une dermatopolymyosite à l'âge de 11 ans, dès le départ je serais d'après les docteurs une forme atypique puisque je ne ressens aucune douleur. Pendant 4 ans j'ai été suivie à l'hôpital des enfants de Bordeaux (cortancyl, imurel) puis la maladie s'est stabilisée et je ne sais pourquoi le suivi hospitalier s'est arrêté, il restait des prises de sang.
En tout cas durant cette période j'ai eu des calcifications aux extrémités c'est-à-dire aux doigts, coudes et genoux. J'ai été opéré 3 fois à cette époque et 1 fois à 22 ans pour les retirer. Pour moi rien de très grave si je les faisais retirer quand elles étaient de petites tailles. Il m'est arrivé d'en laisser une à l'extrêmité du pouce grossir encore et encore. La calcification s'était tellement étendue que je n'avais plus une réelle couche de peau dessus et à l'intérieur elle s'était propagée jusqu'à l'os. Avant l'opération le chirurgien m'avait parlé de greffe de peau pour pouvoir refermer. J'y ai heureusement échappé, cependant la douleur par rapport aux autres fois était atroce ils avaient été obligés de bien cureter tout ça. Voilà mon expérience des calcifications. Je suis toutefois perplexe car les calcifications sont normalement un symptôme de la forme enfantine de la maladie et il me semblait que vous en aviez développé une forme adulte. En même temps pourquoi suis-je étonnée puisque ce qui caractérise le mieux la dermatopolymyosite est le mot atypique (du moins pour moi), il semblerait finalement que malgré les listes de symptomes elle n'en fasse qu'à sa tête!
Le début de mon aventure avec la maladie s'achève donc à 14 ans, et elle reprend à 22 ans, en février 2006. Moi qui ne connaissais pas la douleur, j'ai bien rattrapé mon retard. Inflammation généralisée de la tête aux pieds. Visite chez le rhumatologue...une quoi ? une poussée de la maladie? Ah non c'est pas possible. Aller où ? à l'hôpital? Ah non j'ai mal aux articulations ça n'a rien à voir, c'est de la fatigue ça va passer. J'ai pensé ça pendant 4 mois le temps de perdre 5kg (ce qui donne 45kg pour 1m69) et de ne plus pouvoir marcher tellement la douleur du pied au contact du sol était insupportable. Je vais la faire rapide car mon histoire s'étale sur 2ans. Juin 2006 je rencontre le professeur qui me suit encore aujourd'hui j'en ressort avec du plaquénil. C'est pas génial ce traitement et surtout je maintiens difficilement ce poids de 45kg. Les douleurs physiques m'épuisent, je n'ai pas faim, des douleurs oesophagiennes quand je mange... Je demande à changer de traitement, février 2007 début du méthotrexate et je tombe à 43kg. Juillet 2007 38kg et 8 d'hémoglobine. Mon généraliste est affolé, hospitalisation, transfusion. Une semaine après je supplie qu'on me laisse sortir. Arrêt du métho car pendant cette semaine ils se sont aperçus que je faisais de la fièvre. Tous les jours je montais à 40 sans m'en apercevoir. Après l'arrêt du métho je l'ai bien senti !
Octobre 2007 3 jours d'hopitalisation pour faire des examens, je suis à moins de 35 kg et 7 d'hémoglobine. On me dit que je dois rester pour être de nouveau transfusée. Je signe une décharge, l'interne m'explique les risques et dans ma tête cette petite phrase "mais elle est conne ou quoi je peux pas mourir, j'ai 24 ans et puis c'est mo i!". 15 jours après, à 30 kg et 6 d'hémoglobine, je ne respirais plus debout ni assise et c'était le moment, j'ai demandé à être hospitalisée pour de bon.
Le problème dans mon histoire c'est que je cumule le déni de la poussée, un amaigrissement sévère associé au fait que je ne m'alimentais plus (essayer d'expliquer aux gens que c'est pas que vous ne voulez pas manger mais que vous ne pouvez pas, eh bien ils sont peu à vous croire !) des symptômes atypiques et des examens qui ne révèlent jamais rien, à part une grosse inflammation (CRP élevée, vitesse de sédimentation...)
Jusqu'au 18 décembre 2007 j'ai fait X examens, 2 transfusions, atteint les 28 kg, refusé la sonde gastrique, refusé le suivi par un psychologue spécialiste des troubles alimentaires (je vous dis que c'est pas ça!), passer une analyse psychiatrique (oui faut quand même vérifier) et puis finalement quand ils ont fini d'inspecter mon corps dans tous les sens et qu'aucune infection se cachait : cortancyl mon sauveur !
Eh oui finalement ce n'était qu'une poussée de la maladie (dermatomyosite), atypique la poussée bien sûr!
Je n'ai jamais eu envie de faire part de mon témoignage parce que cette période je ne l'ai pas vécue comme un combat contre la maladie au sens propre. Effectivement je suis allée au bout du bout et frôlé la mort mais c'était naturel,
je savais que ce n'était pas fini ou que ça ne finirait pas comme ça. C'était en moi pas besoin de revendiquer une lutte quelconque.
Après ma sortie de l'hôpital il fallait me remettre sur pattes. Kiné tous les jours et j'avais faim, tellement que toutes les 3H je mangeais ! Et puis j'étais euphorique. Aujourd'hui avec le recul j'appelle ça "l'euphorie du mort vivant".
Eh oui parce que lorsque la vie, la vraie, le quotidien revient, reprise de la Fac en septembre et ben ça fait mal de voir tout ce qu'on a perdu, tout ce que la maladie a détruit. Et puis il y a toujours les douleurs quand même.
Mais comme il faut y aller je finis la licence commencée et je m'inscris dans une autre et je valide tout ça.
J'ai joué avec le cortancyl, baisser les doses, arrêter. Je le supporte très mal psychologiquement. Aujourd'hui je suis stabilisée à 5mg par jour et 10 mg de métho par semaine (métho commencé en juillet 2009) et les autres actonel, cacit D3... et depuis novembre je n'ai plus aucune douleur, et ça fait bizarre. Peut-être trouverez-vous que ce que je vais dire est indécent, mais c'est à prendre au sens symbolique, mes douleurs me manquent. Depuis 4 ans elles m'accompagnaient et étaient une partie de moi, elles faisait partie de ce que je suis. Et maintenant qui suis-je? Je ne suis pas "normale" et je ne suis plus une vraie malade sans mes douleurs physiques. La souffrance psychique a pris le relais. J'ai traversé l'enfer et désormais c'est comme si j'étais dans le désert je n'ai plus rien contre quoi me battre, je suis déboussolée.
J'ai commencé un travail psychologique et je suis en colère contre notre médecine si terre à terre qui une fois le physique rétabli ne se soucie pas de la souffrance psychologique que peuvent engendrer de telles maladies, de telles épreuves.
Je veux bien moi aussi garder le vent dans les voiles, telle est votre expression il me semble, mais pas sous la forme d'un combat incessant.
Je ne me sens pas l'âme d'une super héroïne qui se bat contre sa maladie. Non pour moi c'est le genre de chose qui ne se réfléchit pas, c'est normal, c'est malheureusement notre vie. Après je comprends que pour d'autres personnes ça peut sembler moins évident, selon son histoire personnelle.
Ce qui me gène également c'est l'idéologie de pouvoir enfin guérir (attention j'ai pas dit utopie moi aussi je veux bien y croire mais plus raisonnablement) trop longtemps j'ai vécu en pensant que la seule façon de récupérer ma vie d'avant la poussée était de guérir. Seulement dans l'immédiat c'est pas vraiment possible. Peut-être est-ce votre façon de tenir face à la maladie, essayer de maintenir des espoirs d'une telle ampleur. Moi je ne peux pas. J'ai nourri de grands espoirs vis-à-vis de mes bras rétractés par la maladie et quand finalement on s'effondre car il n'y a rien à faire...je ne veux plus trop espérer. Aujourd'hui j'aimerais déjà accepter cette maladie et tout ce qu'elle a pu bouleverser dans ma vie, et tout ce qu'elle bouleversera encore.
Mais j'ai compris je ne suis pas si différente finalement.
J'ai mis du temps à comprendre que quand vous dîtes croire en cette guérison, c'est finalement tout simplement en vous que vous croyiez, comme je l'ai fait. Sur le fond nous sommes d'accord, c'est la forme qui change !
Votre blog est une reconnaissance pour tous les malades, et ça fait du bien. Alors rien que pour ça un grand merci.
Je vous souhaite bien du courage. J'ai tellement souffert physiquement, je sais ce que c'est que de se réveiller et d'avoir peur de se lever parce que d'une part on ne sait pas si on en sera capable et d'autre part quelle journée de douleurs nous attend encore et pleurer dès qu'on pose un pied à terre. Je ne le souhaiterez pas à mon pire ennemi.
Alors oui garder le vent dans les voiles et l'envie d'être plus forte que cette maladie.
Merci infiniment Cindy. Votre contribution à ce blog de témoignage fera sûrement beaucoup de bien à d'autres victimes de maladies auto-immunes. Rien de tel que de trouver des oreilles attentives et empathiques.
Pour info, mon dernier livre "le défi" commence à intéresser écoles d'infirmiers, psychologues et autres librairies spécialisées.
On peut le commander sur editionsflammesdame@hotmail.fr
310 pages - 15 €






















