05 mars 2011

Salon du livre du Festival Encres vives de Provins

2011_03_05_PROVINS

 

 

FESTIVAL ENCRES VIVES DE PROVINS

Seine-et-Marne, 77, Île-de-France

LE FESTIVAL DE L'ÉCRIT
DU 10 FÉVRIER AU 6 MARS 2011

Littérature - Cinéma - Musique
Interventions d'auteurs/illustrateurs dans les écoles
Littérature jeunesse - Spectacles jeune public

SALON DU LIVRE DU FESTIVAL
5 & 6 MARS 2011

 

Le stand des Editions Laura Mare vous y attend le samedi 5 et le dimanche 6  mars !

Avec les nouveautés de Marie Laure Bigand, Stéphane Nolhart, Luc Doyelle, Jérôme Cayla, François Alquier...

Et les copains Laurent Luna, Paskal Carlier, Elisabeth Mozzanini Robert, et j'en oublie... pardon...

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04 juillet 2010

Nous vivons une époque formidable

Nous vivons une époque formidable (à peine exagéré !!!)

Dans l'année 2010, Dieu visita Noé qui n’habitait pas très loin de la mer et lui dit :

"Une fois encore la terre est devenue invivable et je dois agir. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains.
Tu as six mois pour cela avant que je n'envoie la pluie pendant 40 jours et 40 nuits."

Six mois plus tard, Dieu regarda en bas et vit Noé balayant sa cour, mais aucune arche.

"Noé" gronda t-il "Je vais bientôt envoyer la pluie, où est l’arche ?"

"Pardonne-moi mon Dieu", implora Noé "mais les temps ont changé, je n’y suis pas arrivé.

Pour commencer, la mairie m’a dit que j'avais besoin d'un permis de construire pour débuter les travaux de l'arche. La DRAC m’a enquiquiné parce que j’étais à proximité d’un bâtiment classé et la DIREN parce que je construisais dans un site protégé et que la construction d’une arche n’était pas prévue par la réglementation Natura 2000. J'ai dû me battre plusieurs mois avec l'inspecteur de la DDASS au sujet du système d'alarme pour l'incendie. Pendant ce temps, mes voisins se sont réunis en association et m’ont intenté un procès devant le tribunal administratif parce que je violais les règles du lotissement en construisant une arche dans ma cour, que j'allais obstruer leur vue sur la mer et que j’étais en contravention avec la loi littoral.

On a dû aller devant le conciliateur pour avoir un accord. Ensuite l’Équipement a déposé un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour permettre à l'arche d'arriver jusqu'à la mer. J'ai eu beau leur dire que c'est la mer qui viendrait à l'arche, ils n'ont pas voulu me croire.

Obtenir du bois en quantité suffisante fut un autre problème. La DDAF a refusé mon projet de coupe en forêt privée parce qu’il n’était pas conforme au plan simple de gestion défini il y a 30 ans ; en forêt publique, l’ONF s’est mis en travers parce que ce n’était pas inscrit dans leur programme de coupe pour les ventes d’automne. Apprenant mes projets, les associations pour la protection de l'environnement se sont liguées pour empêcher la coupe des arbres, sous prétexte qu'on allait détruire l'habitat de plusieurs espèces animales et ainsi les mettre en danger.

J'ai tenté d'expliquer qu'au contraire tout ce bois servirait à sauver ces espèces, rien n'y a fait.

Quand j'ai commencé à rassembler les couples de différentes espèces animales, j'ai eu à nouveau des ennuis avec la DDAF qui m’a dit que je voulais faire quitter leur exploitation à une vache laitière et à un taureau primé et à des ovins bénéficiant de la prime ovine, et que je couperais avant la date prévue par Bruxelles le fourrage qui me serait nécessaire pour les alimenter, ce qui était interdit par la réglementation PAC. La DSV a exigé que je fournisse des attestations certifiant que mes animaux étaient exempts de toutes les maladies imaginables pour être sûr qu’ils ne pourraient pas les transmettre ; je leur ai expliqué qu’ils ne pourraient pas les transmettre à leurs congénères puisqu’ils seraient les seuls survivants de leur espèce, mais ça n’a pas convaincu.

La DDAF m’a dit en outre que compte tenu du nombre d’UGB que j’allais avoir, j'allais relever de la réglementation PMPOA et que je n’avais pas prévu les installations de traitement afférentes. Je leur ai expliqué qu’une fois l’arche seule sur l’océan, la mer se chargerait de diluer mes effluents, mais ils n’ont rien voulu savoir.

Entre temps, la DIREN, puis la SPA, le WWF et Brigitte Bardot me sont tombés sur le dos sous prétexte que j'enfermais des animaux sauvages contre leur gré et que je ne respectais pas les normes européennes de bien-être animal pour la taille des cages, et qu'en agissant ainsi, je faisais acte de cruauté envers les animaux.

Ensuite, l'agence gouvernementale pour le développement durable a voulu lancer une étude d’impact pour l'environnement de ce fameux déluge. Dans le même temps je me débattais avec l'Administration sur l'emploi de travailleurs bénévoles dans la construction de l'arche. Je les avais embauchés car les syndicats m'avaient interdit d'employer mes propres fils, disant que je ne devais faire appel qu'à des travailleurs hautement qualifiés dans la construction d'arche et si possible syndiqués.

Pour couronner le tout, le fisc a saisi tous mes avoirs, prétendant que je tentais de fuir le pays illégalement, suivi en cela par les douanes qui ont ajouté que je voulais faire passer les frontières à des espèces reconnues comme dangereuses.

La police a fait une enquête, a saisi mon passeport et m’a mis sur écoutes en arguant qu’une fois sur l’arche, je pourrais sortir sans contrôle de l’espace Schengen et visiter des pays abritant des groupes terroristes. Je leur ai expliqué que le déluge allait justement balayer les terroristes et que les pays voyous seraient sous l’eau, mais rien n’y a fait non plus.

Aussi pardonne-moi, mon Dieu, mais je ne sais même pas si dix ans auraient suffi à la construction de cette arche."

Aussitôt les nuages se dissipèrent et un magnifique arc en ciel apparut.
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Noé leva la tête et dit : "Tu as changé d’avis ? Tu ne vas pas détruire le monde ?"
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"Pas la peine", répondit Dieu, "l'administration s'en charge."

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08 juin 2010

L'art dans les chapelles

Après l'article sur le respect de la nature artistique, je vous invite à réfléchir sur les images que je vous offre ci-dessous !

Photos prises dans le parc de la chapelle de Sainte Noyale, à Noyal Pontivy, dans le cadre de l'exposition annuelle intitulée L'ART DANS LES CHAPELLES...

Je vous laisse admirer et apprécier cette exposition à sa juste valeur (qui n'est pas forcément la même pour tout le monde...)

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Liza Lo Bartolo Bardin

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05 juin 2010

Le respect de la nature artistique

Opinion - Etienne Parize

Autrefois dans les oeuvres d'art, régnait un certain ordre, voire un ordre certain. Elles étaient équilibrées et des mesures très strictes permettaient à leur construction de tenir debout, ou tout au moins de ne pas vaciller au moindre courant d'air sévissant au sein de l'atelier ou du bureau. On utilisait des perspectives, des lignes droites, une trame géométrique, le nombre d'or ; on faisait de multiples croquis de toutes les parties du sujet traité, puis de l'ensemble, etc... Lorsque l'oeuvre était achevée, l'artiste pouvait dire qu'il avait passé  des jours et des jours, voire des mois et des mois pour obtenir ce résultat.

Aijourd'hui, les choses ont bien changé. On abandonne le nombre d'or, on taille des croupières aux perspectives, on défie les lois de l'équilibre, on brise la mesure (en poésie), on cabosse les cercles, on cisaille les lignes droites... Bref ! on ôte aux constructions artistiques, quelles qu'elles soient, toute fondation, tout enracinement. L'oeuvre ainsi réalisée semble aléatoire et ne subsiste que grâce au socle qui la soutient.

Non ! Je ne m'élève pas du tout contre la manière contemporaine de penser l'art et de le renouveler, sauf si certaines exagérations et incongruités maladives n'ont rien à voir avec le respect de la nature artistique. J'ai le sentiment que plus l'art s'ouvre, plus il a des chances d'explorer de nouveaux champs d'investigation, et par conséquent de progresser. On peut aujourd'hui produire des oeuvres de bonne composition, si je puis dire, grâce à l'emploi d'une sorte de fouillis  artistique qui permet à l'imagination de prendre le large, et de ne plus être freinée par l'application de conventions très exigeantes, au plan de la liberté d'entreprendre.

Aimer le fouillis artistique ne signifie pas, d'ailleurs, nourrir un art sans caractère, sans fonction sociale, sans formes, sans pensée artistique, sans emprunts au passé, sans noblesse aucune. Cela signifie au contraire forger un art libre, imaginatif, rayonnant, original, étayé par les leçons d'un passé glorieux qui se devait d'acquérir d'autres dimensions afin qu'il pût résister à la monotonie et à l'usure du temps.

Ainsi vont les choses, ainsi vont les évolutions, ainsi se perpétue un sens artistique qui n'a d'autre objet que l'élévation de l'âme. On nous prédit la décadence des arts et leur fin depuis des décennies ; il n'en demeure pas moins solide, finalement, utile, et toujours égal à lui-même. L'art, n'en doutez pas, est probablement éternel.

11/09/06

Source http://aquapomu.over-blog.com/

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02 juin 2010

Les défis d’Iter - par Jean Claude Escafit

Un noyau de soleil sur Terre

Au carrefour de quatre départements provençaux, le site de Cadarache va accueillir le plus grand complexe expérimental du monde : Iter. Les évêques de notre province ecclésiastique se sont rendus sur place le 31 mai dernier, pour visiter le projet. Pari scientifique audacieux et chance pour l’économie de la région, la mise en place de ce réacteur révolutionnaire génère aussi de nombreux défis, y compris pour l’Église.


   

Les défis d’Iter
par Jean-Claude Escafit


C’est une plate forme nue de 40 hectares (sur les 180 ha du projet) que les évêques de la région ont aperçu ce 31 mai. Pour l’heure, 2 millions de m3 de terre ont été déblayés ; une énorme route, où passeront 300 convois exceptionnels depuis Fos-sur-Mer, a été aménagée et un colosse de 60 m de haut – le cœur du réacteur - est en passe d’être dressé. Ce chantier pharaonique qui devrait durer encore près d’une dizaine d’années est à la mesure des attentes suscitées, comme des défis à relever.

Le défi foncier

« Vive la fusion au pays du soleil ! », « Iter, l’énergie du futur au cœur de la Provence » : dans la mairie de Saint-Paul-lès-Durance, village de 1000 habitants qui abrite le centre de Cadarache et le site d’Iter, les affiches exhibent des slogans lyriques. Comme les commentaires du maire socialiste : « Cadarache, c’était déjà un gâteau extraordinaire, Iter, c’est la cerise. Notre renommée ne sera plus européenne mais mondiale ! », lance Roger Pizot. Les deux sites occupent 40 % des 4500 hectares de cette petite commune des Bouches-du-Rhône. « C’est vrai qu’il y a d’importantes retombées économiques, mais nos communes rurales ne devraient être que très peu concernées par l’accueil du millier de chercheurs et techniciens. Ils préfèreront se tourner vers des villes comme Aix ou Manosque. En revanche, loger les ouvriers du chantier est un casse-tête. » Propos corroboré par Bruno Vidal, le curé de Peyrolles (Aix-Val de Durance) qui dessert la paroisse de Saint-Paul. Ils sont environ 4000 lors du pic de construction. Et plusieurs entreprises de BTP auraient renoncé, faute de logements adaptés à leur personnel. Il faut dire que l’on ne trouve plus de terrains disponibles à proximité. Et dans un périmètre important, les prix des mètres carrés ont explosé. À l’évidence, le défi foncier n’est pas le moindre à relever. Même pour les familles des scientifiques de 30 nationalités différentes qui s’établissent peu à peu dans la région, en plus des entreprises sous traitantes et des 6000 salariés de Cadarache déjà installés.

Un défi culturel pour l’Église

A 20 km d’Iter, Manosque a anticipé cette arrivée inédite. En 2001, le maire a lancé un plan sur 20 ans, qui s’est accéléré dès le choix officiel, en 2005, du site. 1600 logements ont été programmés en deux ans. Un hôpital et un lycée international sont sortis de terre. « C’est que le défi du vivre ensemble est grand, commente Gilbert Marijsse, curé de Manosque, commune de 20 000 habitants qui n’en comptait que 8000 en 1960. En trois ans, cette agglomération des Alpes-de Haute-Provence a absorbé 38% des nouveaux arrivants (contre 43 % dans l’ensemble des Bouches-du-Rhône, 9% pour le Vaucluse et 8% pour le Var). Au Conseil pastoral, nous nous sommes dit qu’il ne fallait pas rater le train de l’interculturalité. Nous avons participé à la réflexion des pouvoirs publics sur la transformation de la ville et mis sur pied « Manosque Fraternité », sur le modèle de concertation interreligieuse de « Marseille Espérance ». Tous les dimanches, nous avons à l’église une quinzaine de nationalités de tous les continents. Nous organisons des célébrations d’accueil des nouveaux venus et traduisons les homélies en quatre ou cinq langues », poursuit ce prêtre polyglotte d’origine flamande. « Tous ces projets dans la ville créent une effervescence où craintes et enthousiasmes se côtoient. »

Les défis scientifique et économique

Assurément, le projet ne laisse pas indifférent. Entre enthousiasme aveugle et hostilité irraisonnée, il suscite des réactions contrastées, des deux côtés. La réalité est moins tranchée. « C’est vrai que le projet reste une aventure, car une grande incertitude demeure sur sa réussite, confie Didier Paul, ingénieur au CEA et enseignant-chercheur. C’est un pari sur l’avenir, dont notre génération ne verra pas les fruits, tout comme une expérimentation qui n’est pas du tout anodine (voir encadrés). C’est pourquoi des précautions infinies sont prises pour éviter tout risque, au détriment du calendrier de la construction. Mais, conclut ce scientifique par ailleurs membre du Conseil pastoral du diocèse d’Aix et Arles, pour nous chercheurs, cela va être une bouffée d’oxygène. C’est à la fois un brassage de cultures stimulant pour la recherche et une dynamique de formation pour les universités de la région. Et Iter ouvre de formidables perspectives environnementales pour les générations futures. Ne pas tenter un tel projet serait une grave erreur. »

   


Reproduire l’énergie solaire sur Terre

Le projet (présidé par un Japonais) consiste à tenter de reproduire sur Terre l’énergie solaire, en faisant fusionner des atomes (au lieu de les briser par fission), qui produiront du plasma. Le défi est de pouvoir contrôler durablement ce gaz chauffé à très hautes températures (100 millions de degrés) dans un anneau électromagnétique poussé à des conditions extrêmes. Objectif : produire une source d’énergie analogue à celle du Soleil et... transformable en électricité !
L’avantage : des déchets nucléaires à faible durée de vie (une génération contre plusieurs millénaires).
Les inconvénients : l’incertitude sur sa réussite à un horizon lointain. Et ses coûts, au détriment d’autres projets, notamment environnementaux : l’objet des critiques des écologistes, lors des élections régionales.

Des coûts qui explosent

Initialement estimé à 10 milliards d’euros sur 30 ans, le budget explose. Le coût de construction pour l’Europe par exemple est passé de 2,7 milliards à 6 milliards d’euros. 45 % du budget sont financés par l’Union européenne (dont 10 % par la France, incluant une subvention des collectivités locales de 467 millions d’euros), le reste, pris en charge par les autres partenaires : États-Unis, Chine, Russie, Corée du Sud, Japon.

Les dates

Les premiers coups de pioche ont eu lieu en 2007. Le montage de l’installation de recherche commence fin 2010 pour un début d’expérimentation en 2019 et une éventuelle exploitation après 2050 !



Texte : Eglise d’Aix et d’Arles, Revue n° 33, juin 2010

Posté par LizaLBB à 20:27 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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