26 janvier 2012

Jean d'Ormesson, Sarkozy et Hollande

 

Une lettre bien tournée, non ?

Dessin de Fabien Clairefond - Figaro

 

Triomphe et tombeau de François Hollande
Par Jean d'Ormesson.
 

Il n'est pas sûr, il est peut-être même improbable, au vu des sondages d'aujourd'hui, que Nicolas Sarkozy soit réélu dans six mois pour un second et dernier mandat. Les mesures de rigueur annoncées par François Fillon ne sont pas accueillies - c'est le moins que l'on puisse dire - par un enthousiasme excessif.
Mme Le Pen à l'extrême droite, M. Bayrou au Centre, Mme Aubry à gauche, M. Mélenchon à la gauche de la gauche se déchaînent contre elles. Les syndicats les condamnent. Une bonne partie de la droite modérée elle-même ne peut pas se résoudre à se prononcer en faveur d'un président qui, à ses yeux, a avili et compromis ses fonctions par son comportement.
La victoire de François Hollande est à peu près acquise, et elle risque d'être éclatante. Le moment est idéal pour se déclarer sarkozyste.
La question n'est pas de savoir qui l'emportera en mai 2012. On a longtemps été convaincu dur comme fer que ce serait M. Strauss-Kahn. On a pu croire que ce serait Mme Aubry. On a même pu imaginer que, par un coup du sort, ce serait Mme Le Pen. Il n'est pas tout à fait exclu que M. Bayrou, M. Mélenchon, M. Montebourg se soient monté le bourrichon jusqu'à se persuader de leur chance de l'emporter.
Tout sauf Sarkozy. N'importe qui sauf Sarkozy. Ce sera M. Hollande. François Hollande est un parfait honnête homme. Il est intelligent, charmant, cultivé, et même spirituel. Il y a chez cet homme-là un mélange de doux rêveur et de professeur Nimbus égaré dans la politique qui le rend sympathique. Il est mondialement connu en Corrèze. Ce n'est pas lui qui irait courir les établissements de luxe sur les Champs-Élysées, ni les suites des grands hôtels à New York ou à Lille, ni les yachts des milliardaires.
Il ferait, je le dis sans affectation et sans crainte, un excellent président de la IVe République. Ou plutôt de la IIIe. Par temps calme et sans nuages. Il n'est jamais trop bas. Mais pas non plus trop haut. C'est une espèce d'entre-deux : un pis-aller historique. Ce n'est pas Mitterrand : ce serait plutôt Guy Mollet. Ce n'est pas Jaurès ni Léon Blum : c'est Albert Lebrun. Ce n'est pas Clemenceau : c'est Deschanel. Il parle un joli français. Et sa syntaxe est impeccable. On pourrait peut-être l'élire à l'Académie française. Ce serait très bien. Mais en aucun cas à la tête de la Ve République, par gros temps et avis de tempête.
C'est vrai : Sarkozy en a trop fait. Hollande, c'est l'inverse. Car n'avoir rien fait est un immense avantage, mais il ne faut pas en abuser. Il n'est pas exclu, il est même possible ou plus que possible, que M. Hollande soit élu en mai prochain président de la République. C'est qu'à eux deux, M. Hollande et le PS, qui sont assez loin d'être d'accord entre eux - je ne parle même pas de M. Mélenchon ni de Mme Joly dont ils ont absolument besoin pour gagner et dont les idées sont radicalement opposées à celles de M. Hollande - ont des arguments de poids : la retraite à 60 ans (quand la durée de vie ne cesse de s'allonger), 60.000 nouveaux fonctionnaires (quand il s'agit surtout de réduire les dépenses publiques), 30% de baisse sur les traitements du président et des ministres (même M. Jean-Marie Le Pen, de glorieuse mémoire, n'a jamais osé aller aussi loin dans le populisme et la démagogie). Avec des atouts comme ceux-là, on a de bonnes chances de gagner.
Aussi n'est-ce pas dans la perspective de l'élection de 2012 que je me situe.
 
 C'est avec le souci du jugement de l'histoire. M. Sarkozy, autant le reconnaître, a fait pas mal d'erreurs. À voir comment se présente la campagne d'un Parti socialiste qui semble n'avoir pas appris grand-chose des leçons de son temps, ce sera bien pire avec lui qu'avec M. Sarkozy. Les déclarations d'intention ne valent rien. Il faut des exemples vivants. M. Zapatero, en Espagne, est un homme plus qu'estimable. Il est socialiste. Le chômage en Espagne est plus du double du nôtre. M. Papandréou en Grèce est socialiste. Est-ce le sort de la Grèce que nous souhaitons pour la France? M. Sarkozy a été plus attaqué, plus vilipendé, plus traîné dans la boue qu'aucun dirigeant depuis de longues années. Il a pourtant maintenu le pays hors de l'eau au cours d'une des pires crises que nous ayons jamais connues. Il n'est même pas impossible que Mme Merkel et lui aient sauvé l'Europe et l'euro.


Pour affronter le jugement de l'histoire, je choisis le camp, à peu près cohérent, Sarkozy-Fillon-Juppé contre le camp, incohérent jusqu'à l'absurde, Hollande (Hollande président ? On croit rêver, disait Fabius) -Aubry-Joly-Mélenchon. Bonaparte Premier consul prétendait que le seul crime en politique consistait à avoir des ambitions plus hautes que ses capacités. Je suis sûr que François Hollande lui-même a des cauchemars la nuit à l'idée d'être appelé demain à diriger le pays avec le concours des amis de toutes sortes et étrangement bariolés que lui a réservés le destin.
Je veux bien croire -je n'en suis pas si sûr- que pour 2012 les dés sont déjà jetés, que les handicaps du président sortant sont bien lourds pour être surmontés, que le retard est trop rude pour être rattrapé. J'imagine très bien l'explosion d'enthousiasme sur la place de la Bastille ce soir de mai 2012 où l'élection de M. François Hollande à la magistrature suprême sera enfin annoncée. Je me demande seulement dans quel état sera la France en 2014 ou en 2015.
 
Jean

 

Eh bien moi je trouve ce texte superbement écrit. Quelle finesse dans l'analyse. Quelle lucidité ! Bravo Mr Jean D'Ormesson.

Liza LBB

Et si vous le désirez, vous pouvez "liker" ma page Facebook ! Merci par avance !

Liza Lo Bartolo Bardin, romancière

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23 septembre 2011

Comment avons-nous survécu ?

Tu as grandi au cours des années 50,60,70,80 ? comment as- tu pu survivre ?
Les voitures n'avaient ni ceintures de sécurité, ni appuie tête, ni air-bag, ni GPS... Sur le siège arrière on se marrait, on dormait, on discutait avec les parents posés entre les deux sièges... et ce n'était pas dangereux. Les lits à barreaux et les jouets étaient multicolores ou au minimum peints avec des laques « douteuses » contenant plomb ou autre poison... Il n'y avait pas de sécurité enfants sur les portes de voitures, ni sur les prises de courant, encore moins sur les médicaments ou autres nettoyants chimiques domestiques. Les parents les planquaient, c'est tout... Il n'y avait pas de casque pour faire du vélo... On buvait à même le tuyau d'arrosage et pas des eaux minérales en bouteilles dites « stériles ». On osait aller jouer..... fallait juste rentrer à la maison avant la nuit, il n'y avait pas de portables, et personne ne savait ou on trainait ! Éraflures, bras cassés, dents brisés, coudes écorchés, personne ne se serait plaint, ou allait déposer plainte contre la mairie ou autre, personne n'avait tort si ce n'était nous-mêmes. Si on croisait quelqu'un de plus âgé, on utilisait des mots qui ne doivent plus être dans le dictionnaire, puisqu'on ne les utilisent plus : bonjour, merci, s'il vous plait... On avalait des sucreries, du pain beurré avec du chocolat, des boissons riches en sucre... on ne parlait pas d'obésité et nous étions actifs ; on se partageait à quatre une limonade au goulot, nul n'en est mort... Pas de PlayStations, Nintendo 64, FaceBook, Twitter, Home Cinéma, WiFi, ADSL, triple play, iPod, TV 150 chaines, Portable, Ordinateur, Chats sur Internet , seulement des copains… A pied ou à vélo, on allait chez les copains, même s‘ils habitaient à des kms, on entrait sans frapper, et on allait faire les cons. On jouait au foot avec une seule cage et si on perdait, pas de frustration, ni de "fin du monde". Il y avait bien des élèves un peu “retardés" qui redoublaient. BAAHH… Personne n'allait chez le psychologue ou psychopédagogue. On ne parlait pas de dyslexie, de problèmes de concentration ou d‘hyperactifs, on redoublait simplement l'année et chacun avait sa chance. Nous avions : libertés, Revers, Succès, Devoirs... et on apprenait à faire avec… On ne parlait pas sans cesse de droit, car nous savions qu'il y avait avant tout des devoirs...
La seule vraie question est : comment avons-nous fait pour survivre ? Et avant tout : comment avons-nous pu développer notre personnalité ? Es-tu, toi aussi, issu de cette génération ? Si oui, alors copie ça pour tes amis contemporains et aussi à tes enfants, neveux et nièces afin que tous sachent comment c‘était de notre temps... Ils répondront certainement que c‘était ennuyeux, mais... Qu‘est-ce qu‘on se marrait bien ! Hein !

(Trouvé sur FB et copié-collé car je trouve que c'est bien résumé) !

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14 juin 2011

Expression vitale.... L'écriture !

 Livre sur fond de ciel

Comment se faire entendre lorsqu'on n'aime pas parler haut et fort ? Comment s'immiscer dans une conversation lorsque les quelques mots que vous essayez de partager passent inaperçus ? Noyés. Zappés. Vous restez avec votre réplique laissée en suspens. Vous passez alors votre temps à écouter les orateurs, ceux qui ont tant de facilité à s'exprimer et qu'on écoute toujours et encore. Je finis par devenir l'auditrice idéale. Ah ça pour savoir écouter, je suis championne ! Qu'on me demande mon avis, et alors là, oui, je fais des efforts pour communiquer. Je réponds. Vite interrompue comme si ce que je dis n'intéresse personne. Evidemment chacun voit midi à sa porte. Je ne suis pas le nombril du monde non plus ! Je ne sais pas m'imposer par la voix et ne suis absolument pas intéressée par les joutes verbales. Alors je ne vais pas me mettre à crier pour être entendue. On ne m'écoute pas ? Qu'à cela ne tienne… Je dis toujours qu'on s'enrichit plus à écouter qu'à parler. Ma culture générale s'est largement nourrie de mon écoute sage et appliquée. Alors ? Où est le problème ?

 Peut-être la frustration de ne pas communiquer mon opinion, ma pensée, ma conviction. La raison de ma passion de l'écriture s'explique peut-être par ce manque. Par un besoin vital de m'exprimer. Longtemps j'ai préféré dire les mots des autres, sur scène. Tellement plus facile, tellement plus confortable. Le jugement des autres est filtré par les personnages qui parlent par votre bouche. Et puis d'autres moyens d'expression se sont succédé : la photographie, la peinture, la danse. Aujourd'hui je n'ai plus que l'écriture. Un bouclier salvateur contre les "malentendus". Pas besoin de forcer la voix. Même si on dit parfois que l'écriture est un hurlement silencieux. Par personnages interposés. C'est là que je trouve la force de tout exprimer. Entre les lignes et en douceur. En paraphrase ou métaphore. Comprenne qui voudra. Je lance les perches. A  vous de les attraper.

Suis-je vraiment différente de vous tous, qui écrivez ? Je ne pense pas être un  cas. Je suis sûre que beaucoup parmi vous ont suivi ce même chemin.

parchemin et encrier

Liza Lo Bartolo Bardin


«Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit.»
[ Marguerite Duras ]

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30 mars 2011

Japon : une leçon de vie !

 

Quelle  grandeur d'âme ... et quelle leçon de vie !

Que ce texte soit pour nous un sujet de réflexions

  Je voudrais partager avec vous ce beau message qui vient d'une personne habitant au Japon (et apparemment non japonaise) : cela donne un bel aperçu de la fraternité et de l'entraide qui s'installent lors de cataclysmes. Nous sommes loin de toutes ces informations médiatiques véhiculant la peur et d'autres émotions négatives et ne pouvons qu'avoir beaucoup de respect devant la dignité de ce peuple. 

Bien cordialement,

Erika


 «La vie ces jours-ci a Sendai est plutôt surréaliste... Mais j'ai la chance
d'être entourée d'amis qui m'aident énormément. J'ai d'ailleurs pris refuge chez eux puisque ma bicoque délabrée est maintenant totalement digne de ce nom.
 
Nous partageons tout : eau, aliments, ainsi qu'un chauffage d'appoint au
fuel.

La nuit, nous dormons tous dans une seule pièce, nous dînons "aux
chandelles", nous partageons nos histoires. C'est très beau, très chaleureux. Le jour, nous essayons de nettoyer la boue et les débris de nos
maisons.

Les gens font la queue pour s'approvisionner dès qu'un point d'eau est
ouvert, ou ils restent dans leur voiture, à regarder les infos sur leur GPS.

Quand l'eau est rétablie chez un particulier, il met une pancarte devant
chez lui pour que les autres puissent en profiter.

Ce qui est époustouflant, c'est qu'il n'y a ni bousculade, ni pillage ici,
même si les gens laissent leur porte d'entrée grande ouverte, comme il est recommandé de le faire lors d'un séisme.

Partout l'on entend: "Oh, c'est comme dans le bon vieux temps, quand tout le
monde s'entraidait! "
Les tremblements de terre continuent: La nuit dernière, nous en avons eu
tous les quarts d'heure. Le hurlement des sirènes était incessant, ainsi que le vrombissement des hélicoptères au dessus de nous.
Hier soir, l'eau a été rétablie pendant quelques heures, et aujourd'hui
pendant la moitié de la journée.
Nous avons aussi eu droit à un peu de courant cet après-midi. Mais pas
encore de gaz. Les améliorations dépendent des quartiers. Certains ont de l'eau, mais pas d'électricité et d'autres le contraire.
Personne ne s'est lavé depuis des jours. Nous sommes crasseux, mais c'est de
peu d'importance.

J'aime ce sentiment nouveau, cette disparition, desquamation du superflu, de
tout ce qui n'est pas essentiel. Vivre pleinement intuitivement, instinctivement, chaleureusement et survivre, non pas en tant qu'individu, mais en tant que communauté entière...
 
Des univers différents se côtoient étrangement :
Ici, des demeures dévastées, mais là, une maison intacte avec ses futons et sa lessive au soleil!
Ici, des gens font interminablement la queue pour de l'eau et des provisions, alors que d'autres promènent leur chien.
Puis aussi quelques touches de grande beauté : d'abord, la nuit silencieuse.
Pas de bruit de voiture. Personne dans les rues. Mais un ciel étincelant d'étoiles. D'habitude je n'en distingue qu'une ou deux...
Les montagnes autour de Sendai se détachent en ombre chinoise, magnifiques
dans l'air frais de la nuit.
Les Japonais sont eux-mêmes magnifiques : chaque jour, je passe chez moi,
comme en ce moment même où je profite du rétablissement de l'électricité pour vous envoyer ce courriel, et chaque jour, je trouve de nouvelles provisions et de l'eau sur le seuil ! Qui les a déposées ? Je n'en ai pas la moindre idée !
Des hommes âgés en chapeau vert passent de maison en maison pour vérifier
que chacun va bien. Tout le monde vous demande si vous avez besoin d'aide.
Nulle part je ne vois de signe de peur. De résignation, oui. Mais ni peur ni
panique!
On nous annonce cependant des répliques sismiques, voire même d'autres
séismes majeurs dans les prochains mois. En effet, le sol tremble, roule, gronde.
 
J'ai la chance d'habiter un quartier de Sendai qui est en hauteur, un peu
plus solide, et jusqu'à présent nous avons été relativement épargnés.

Hier soir, autre bienfait : le mari d'une amie m'apporte de la campagne des
provisions et de l'eau.
Je viens de comprendre à travers cette expérience, qu'une étape cosmique est
en train d'être franchie partout dans le monde. Et mon coeur s'ouvre de plus en plus.
 
Mon frère m'a demandé si je me sentais petite et insignifiante par rapport à
ce qui vient d'arriver. Eh bien non ! Au lieu de cela, je sens que je fais partie de quelque chose de bien plus grand que moi. Cette "re-naissance" mondiale est dure, et pourtant magnifique ! »
 

 Sans commentaire!!!
 
Je vous souhaite le meilleur, avec tout mon amour
 

 

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19 octobre 2010

Confession pas trop intime

Je dois vous avouer quelque chose. Je suis persuadée qu'après l'avoir fait, je me sentirai bien mieux. Il se trouve que depuis l'ouverture de ce blog, septembre 2005, j'ai écrit plus de 1880 articles. Oh quelquefois il s'agissait d'une illustration, une vidéo musicale, une photo, des poèmes, les miens, les vôtres, les souvenirs d'un temps révolu comme certaines amitiés qui se sont effilochées à cause de ce fichu temps qui passe et qui sépare.... Histoire de garder le contact quand les mots ne venaient pas. Parfois c'était quelque chose de plus lourd, comme l'expression de mes angoisses, mes chagrins, la description de ce que je vivais à cause de ma maladie (polydermatomyosite), ou bien le compte-rendu de mes hospitalisations.

J'ai beaucoup écrit aussi, de manière plus légère, sur les rencontres virtuelles que ce blog m'a permis de faire. Rencontres qui apportent encore et toujours une douce caresse à mon quotidien, (je ne vous nommerai pas, vous fidèles lectrices et lecteurs depuis le début de cette aventure, de peur d'en oublier et de vous froisser, mais vous vous reconnaîtrez immanquablement). Cependant je constate une évidente diminution des visites... Je sais pourquoi. Je n'écris plus mes pages quotidiennes de témoignage, de coups de coeur, de défoulement... Je ne vous fais plus partager mes ressentis, mes peurs, mes colères, mes soucis. Je sais. J'ai changé d'objectif. Pourquoi ? Lorsque j'ai débuté l'écriture sur ce blog, il me fallait un support quotidien pour m'épancher et me libérer d'un trop plein de mots. Des mots pour exprimer tout ce que beaucoup d'entre vous partagent comme moi : les questionnements, les recherches, les informations autour de pathologies mystérieuses qui font de nous des cas à part. "Les incurables". Et beaucoup d'entre vous sont venus à tour de rôle témoigner sur mes pages santé. Pour les polymyosites, dermatomyosites, myopathies et autres maladies neuro-musculaires. C'est un beau partage. Une relation riche d'échange, de soutien, et d'amitié virtuelle, qui s'est commuée pour certains d'entre vous en amitié réelle.  En cinq ans, il m'a fallu bien des péripéties, des expériences en plusieurs hôpitaux pour comprendre d'abord et relativiser ensuite. Garder une certaine distance grâce à l'humour et à la légèreté de mes choix d'écriture. Et puis la publication de mes articles a débouché, cerise sur le gâteau, sur la publication de vrais livres. Et c'est là que ce blog a pris une autre tournure, une autre dimension.

De blog d'échange, ce "TheatreMaVie" est devenu ma vitrine, le support de mon actualité. Depuis longtemps je ne vous propose plus que des calendriers de dédicaces, de salons littéraires un peu partout en France. C'est comme si je vous avais perdus de vue en même temps que mes "maux". Et je vous en demande pardon. Je ne suis pas guérie, mais je fais comme si. Parce que je vais mieux et que j'essaie d'oublier ce qui veut m'empêcher de vivre. Alors je m'agite beaucoup, un peu dans tous les sens, et parfois j'en fais trop et mon corps me le rappelle immanquablement. Mais je ne vous oublie pas, vous. Il m'arrive si souvent de penser à vous tous, qui avez laissé votre empreinte sur ce blog, votre témoignage, votre voix, votre cri, tous vos mots d'amitié, vos chagrins, vos peurs, vos angoisses et aussi vos remerciements, et votre soutien lorsque c'était moi qui n'allais pas bien. Tous ces morceaux de vie resteront à jamais en moi. Je ne peux vous oublier. Vous faites désormais partie de ma vie. Alors, il fallait que je vous dise que ce blog est encore le vôtre.

Et puis il faut bien dire que Facebook, Twitter et Myspace sont arrivés. D'autres modes de partage et de communication. D'autres liens virtuels mais plus rapides et tellement conviviaux. Mais chronophages, évidemment. Alors comme le temps ne se démultiplie pas à l'infini, il me faut faire des choix. Je passe désormais moins de temps à enrichir mes blogs, mais vous pouvez me suivre, pour la plupart d'entre vous qui m'ont suivie sur d'autres réseaux, sur mes nouvelles pages quotidiennes de Facebook, etc.... Si vous ne vous êtes pas encore inscrits, je vous y invite. Vous verrez, c'est facile et pratique. Nous pourrions ainsi partager plus encore. Cependant, je n'abandonnerai pas ce blog. Vous pourrez continuer à le visiter, et pour ceux qui y ont laissé leurs témoignages, ou ceux qui souhaiteraient faire de même, vous pourrez continuer à venir ici, ou m'envoyer vos écrits par mail. Ce blog a longtemps été utile, d'abord à moi, mais aussi à beaucoup d'entre vous. Il le restera aussi longtemps que vous le voudrez. Quant à moi, sachez que je suis repartie dans l'écriture d'un autre roman. Ce qui veut dire que je vais passer 5 à 6 heures par jour exclusivement réservées à mes pages d'écriture. Je passerai quotidiennement faire un petit tour ici, et sur mes autres réseaux. L'aventure du partage et de la communication se poursuit mais sur d'autres bases. Egalement sur les nombreux salons du livre où je suis invitée et où j'ai tant de plaisir à vous rencontrer. Quant à ma santé, disons que le traitement se poursuit encore au moins un an. Il a eu le mérite de stabiliser ma maladie à défaut de la guérir. Mais l'espoir demeure et ma volonté de guérir est plus puissante que les affirmations des médecins. Alors restons encore des soutiens les uns pour les autres. L'aventure continuera tant que vous le voudrez.

"La littérature, c'est la vie intérieure qui devient de la vie."  Pierre Baillargeon

Liza Lo Bartolo BardinLE_DEFI__ou_force_et_courage_d_en_rire_R

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06 septembre 2010

La mort n'est rien

La mort n'est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910
Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin

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03 septembre 2010

Rentrée littéraire... Pas si simple !

Un article édifiant trouvé sur le site de RUE 89

Ma première rentrée littéraire : On ne trouve pas ton livre !

http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2010/09/02/ma-premiere-rentree-litteraire-on-ne-trouve-pas-ton-livre-164998

Une employée range les rayons du Salon du livre à Paris, le 12 mars 2009 (Philippe Wojazer/Reuters).

La primo-romancière Natacha Boussaa, auteure du marquant « Il vous faudra nous tuer » (éd. Denoël), raconte à Rue89 sa première rentrée littéraire « inside ». Deuxième épisode.

"Il vous faudra nous tuer", de Natacha Boussaa (éd. Denoël).

Aucune nouvelle de Valeurs actuelles. Il faut dire qu'ils sont très occupés, avec cette France indolente qui risque de perdre sa note AAA. En revanche, jeudi, le jour même de ce premier billet avec Hubert Artus sur Rue89, Eric Loret publiait de son côté une critique d'« Il vous faudra nous tuer » dans Libération. C'est ce qui s'appelle, pour un premier roman, un miracle.

Qu'a pensé Eric Loret du livre ? Le critique de Libération axe son papier sur les violences dont la presse est victime dans le roman et du rapport paradoxal que les personnages entretiennent avec elle. J'aurais l'occasion d'y revenir.

« Je suis allée examiner les rayonnages »

Depuis la parution du roman, je reçois des courriers électroniques de quelques grandes villes de France : « On ne trouve pas ton livre. Obligé de le commander. » Sans compter les problèmes de livraison que me rapportent mes espions : deux de mes amis l'ont commandé à la Fnac depuis dix jours, et ne l'ont toujours pas reçu… et ils habitent Paris !

Pour un livre attendu, ce n'est pas un problème : la pénurie créera le désir. Pour un livre qui débute, la difficulté à se le procurer lui sera sans doute fatale. La société de consommation nous l'a enfoncé dans le crâne : visibilité et disponibilité. Plus le tirage d'un livre est important, plus celui-ci sera en mesure d'accomplir les deux axiomes, jusqu'à la mort par strangulation des autres, tirages moyens et petits tirages.

Prenons mon exemple : premier roman d'une inconnue chez un éditeur en vue, ce sont 1 800 exemplaires maximum qui sont disponibles dans toute la France. Ce qui signifie que certaines grandes librairies en ont quelques-uns, d'autres un seul, les dernières aucun.

Je suis allée examiner les rayonnages. Et le résultat est sans appel. Si la librairie dispose de plusieurs exemplaires, elle les met face visible sur une table. Si elle n'en a qu'un seul, elle le place sur la tranche, dans un coin, parfois sur une étagère, ou même sous la table.

Quand l'exemplaire unique a été vendu, il n'a pas été recommandé. Quelle est donc la meilleure stratégie pour un livre tiré à peu d'exemplaires ? Etre dans moins de librairies, mais avec plus d'exemplaires afin d'être mieux exposé, ou bien n'avoir qu'un seul exemplaire, mais couvrir un plus grand nombre de librairies ?

« Rêver d'espaces en librairies partagés équitablement »

Dans les Fnac et les Virgin, la situation est encore plus déroutante, la vision, vertigineuse : tours et pyramides de gros tirages rejettent les autres dans les coins, la plupart du temps loin des « nouveautés » et parfois même au rayon classique. Mais ce n'est pas toujours désagréable : le voisinage de Flaubert est plutôt plaisant.

On peut aisément comparer cette situation de déséquilibre à celle du cinéma qui voit une poignée de films occuper la majorité des écrans. Et l'on se prend soudain à rêver d'espaces en librairies partagés équitablement, offrant ainsi la possibilité pour les petites maisons d'édition et les petits tirages d'avoir autant de chance que les autres d'être vus de leurs lecteurs. Du commerce équitable appliqué au monde de l'édition.

Est-ce la seule réputation d'un auteur qui décide de sa mise en place en librairie, ou bien le primo-romancier peut-il influer sur celle-ci ? Deux rendez-vous peuvent avoir, en amont, un éventuel effet.

En mai, l'éditeur organise une réunion pour présenter sa prochaine rentrée aux représentants chargés de proposer aux libraires de toute la France les titres susceptibles de leur convenir. Ils se voient remettre le manuscrit dactylographié et l'auteur, face à eux, a dix minutes pour les convaincre de l'intérêt de son roman.

Pour la plupart des débutants, l'exercice ressemble à un entretien d'embauche un peu raté. Puis, en juin, une soirée est organisée pour présenter la rentrée littéraire aux libraires. Là, l'auteur débutant a plutôt la sensation d'être dans un repas familial où il ne connaît personne. Comme devant les représentants, il parle quelques minutes de son livre à l'assistance. Mission : attirer l'attention de quelques libraires sur le roman. Un speed dating un peu déprimant.

Mais au moins, chez Denoël, la fin de soirée a été amusante avec le petit concert qui se donnait sur la scène du New Morning, surtout lorsqu'Olivier Rubinstein, le boss, est monté sur scène pour accompagner le groupe à l'harmonica -oui, comme Bob Dylan. Ça, au moins, c'était un peu rock'n roll. De ce que j'en ai vu, le milieu littéraire l'est si peu. Quant à savoir si ça a aidé le livre… c'est une autre question !

La statue des frères Morice, place de la République à Paris (Wikimedia Commons).

Nadine Barbedette, mon attachée de presse, vient de m'envoyer un mail : Le Figaro magazine parlera d'« Il vous faudra nous tuer » le samedi 4 septembre dans un dossier consacré à quatre premiers romans.

La surprise est de taille ! Le Figaro magazine ! Quelle va bien pouvoir être leur ligne critique par rapport à celle de Rue89, de Libération et du Monde magazine ?

Samedi, je participe à la manifestation parisienne contre la politique sécuritaire du gouvernement. J'achèterai donc Le Figaro dans un kiosque de la place de la République sous l'œil goguenard de la statue des frères Morice.

Photos :

- une employée range les rayons du Salon du livre à Paris, le 12 mars 2009 (Philippe Wojazer/Reuters) ;

- la statue des frères Morice, place de la République à Paris (Wikimedia Commons).

Source RUE 89

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05 juin 2010

C'était le bon temps ??

Je copie-colle un mail que je viens de recevoir ! J'adore !

La prochaine fois que tu te laves les mains, et que tu trouves la température de l’eau pas vraiment agréable, aie une pensée émue pour nos ancêtres... Voici quelques faits des années 1500 :

*La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu’ils prenaient leur bain annuel en mai, et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur raisonnable en juin. Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement, et c’est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet. C’est à cette époque qu’est née la coutume du bouquet de la mariée.

*Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d’eau très chaude. Le maître de maison jouissait du privilège d’étrenner l’eau propre; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité, puis les femmes, et enfin les enfants. Les bébés fermaient la marche.

A ce stade, l’eau était devenue si sale qu’il aurait été aisé d’y perdre quelqu’un... D’où l’expression «Jeter le bébé avec l’eau du bain»!

*En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille, sans charpente de bois. C’était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud. C’est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit. Lorsqu’il pleuvait, celui-ci devenait glissant, et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent du toit. D’où l’expression anglaise «It's raining cats and dogs».*

*Pour la même raison, aucun obstacle n’empêchait les objets ou les bestioles de tomber dans la maison. C’était un vrai problème dans les chambres à coucher, où les bestioles et déjections de toute sorte s’entendaient à gâter la literie. C’est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection. Ainsi est né l’usage du ciel de lit.*

*A cette époque, on cuisinait dans un grand chaudron perpétuellement suspendu au-dessus du feu. Chaque jour, on allumait celui-ci, et l’on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron. On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande. On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron. Celui-ci se refroidissait pendant la nuit, et le cycle recommençait le lendemain. De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron...*

*Les plus fortunés pouvaient s’offrir des assiettes en étain. Mais les aliments à haut taux d’acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme) et il n’était pas rare qu’on en meure. C’était surtout fréquent avec les tomates, ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques. Le pain était divisé selon le statut social. Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie, et les hôtes recevaient la croûte supérieure, bien croquante.*

*Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb. Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours! Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n’était pas rare qu’on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre. Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s’assemblait pour boire un coup en attendant que l’olibrius revienne à la conscience. D’où l’habitude de la veillée mortuaire.*

*La Grande-Bretagne est en fait petite, et à cette époque, la population ne trouvait plus de place pour enterrer ses morts. Du coup, on déterra des cercueils, et on les vida de leurs ossements, qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc, afin de pouvoir réutiliser les tombes. Mais lorsqu’on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s’aperçut que 4% d’entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu’on avait enterré là quelqu’un de vivant. Dès lors, on prit l’habitude d’enrouler une cordelette au poignet du défunt, reliée à une clochette à la surface du cimetière. Et l’on posta quelqu’un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l’oreille. C’est ainsi que naquit là l’expression «sauvé par la clochette».*

  Qui donc a dit que l’histoire était ennuyeuse ?

Posté par LizaLBB à 13:33 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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03 mars 2010

Le lecteur est un ami

Des conseils pour être un bon écrivain. (Par Jean Claude Raspiengeas)

Dans le cahier littéraire de notre confrère londonien, The Guardian, on pouvait lire samedi dernier une longue enquête instructive à mettre entre les mains de quiconque se pique d'écrire. Une vingtaine de romanciers, grands bretons pour l'essentiel, ont accepté de divulguer leurs secrets de fabrication, d'ouvrir leur boîte à outils, de soulever le capot de leur moteur littéraire. Revue de détail de leurs judicieux conseils.

Apprenez des poèmes par coeur. Lisez les lettres de Keats. Mettez un mot après l'autre. Evitez les prologues. N'abusez pas des points d'exclamations. Coupez sans pitié ni regrets. Relisez-vous à voix haute pour trouver le rythme. Si vous utilisez un ordinateur, débranchez Internet. Ne perdez pas votre temps au téléphone. Boire ou écrire, il faut choisir (mais enfin un petit whisky discret, de temps à autre...)

Roddy Doyle dissuade de placer la photo de son auteur favori sur son bureau, surtout s'il s'est suicidé. Helen Dunmore estime qu'il faut savoir terminer sa journée même quand vous souhaitez la continuer.

D'après Anne Enright, seuls de mauvais écrivains pensent que leur travail est vraiment bon... Richard Ford est formel : n'ayez pas d'enfants. Pour Jonathan Franzen, le lecteur est un ami, en aucun cas un adversaire ou un spectateur. Esther Freud analyse le meilleur rapport à soi : ne rien attendre de l'inspiration, tout repose sur la discipline. Neil Gaiman, comme son nom l'indique, encourage de rire de bon coeur à ses propres blagues.

David hare n'y va pas par quatre chemins : écrivez seulement quand vous avez quelque chose à dire. Elémentaire mon cher Watson ! P.D. James enseigne de se méfier : mal écrire est contagieux. Joyce carol Oates lui emboîte le pas : soyez votre propre critique, sympa mais impitoyable. Jeanette Winterson appartient à la même école : soyez honnête à l'égard de vous-même : si vous êtes mauvais, reconnaissez-le.

Zadie Smith avance dans ce sillage : s'efforcer de lire son propre travail comme un étranger le ferait ou, mieux encore, comme un ennemi. Laissez passer du temps entre l'écriture et la publication. Et surtout ne pas confondre la gloire avec la réalisation. Et pour Colm Toibin, mieux vaut ne jamais aller à Londres. Ni ailleurs, de toute façon...

Pour Rose Tremain, le cinéma apprend à être parcimonieux dans les descriptions, économe de ses effets. Sarah Waters aligne les consignes : lisez comme des malades, coupez  comme des fous, respectez vos personnages, ne paniquez pas. Au besoin priez Saint François de Sales, le saint patron des écrivains.

Evidemment, si vous êtes un grand auteur, tous ces conseils ne vous serviront à rien. Helen Simpson s'en tient à l'essentiel. Elle a collé un post-it sur le mur de son bureau, avec cette injonction, signée Flaubert : "Faire et se taire".

Source : La Croix

Ah l'humour anglais ! mdr.

Et les conseils des écrivains français ? Ce serait quoi, d'après vous ?

Posté par LizaLBB à 21:31 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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26 janvier 2010

Quand Vivou décolle !

Venue me rejoindre dans ma longère de Noyal Pontivy, et juste avant de se rendre à la Biennale Internationale du spectacle (BIS 2010) à Nantes, Geneviève ma copine d'Aix En Provence, comédienne, metteur en scène et organisatrice de spectacles, se défoule sur ma Wii ! Elliot n'en revient pas !

Posté par LizaLBB à 13:52 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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