Une femme nommée Marie - Robert Hossein
Le pouvoir de l'amour !
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ADMIRABLE Robert Hossein
né le 30 décembre 1927 à Paris
Un clic sur ce lien : Une femme nommée Marie.
J'ai pu apprécier hier soir, en direct sur la 3, un spectacle grandiose et sobre à la fois : merci encore une fois à Robert Hossein.
"Si nous n'avons pas le pouvoir de guérir, il nous reste celui d'aimer, d'aider et de partager avant qu'il ne soit trop tard"...
Un autre lien pour : "Une femme nommée Marie"
Une femme nommée Marie, par Robert Hossein par KTOTV
Clic :
"Croyants ou non croyants, vous ne serez plus jamais les mêmes en sortant"
"Donner" de Christine Reinbolt
Donner
Inutile de faire grand tapage, de crier ma générosité sur les toits,
et de me vanter de mon aumône.
Inutile de faire de longs discours, de grandes envolées sur la paix
et des déclarations fracassantes sur la charité.
Inutile d’occuper les premières places, et de paraître à tous les banquets
et de jouer des coudes pour être vu.
Ce n’est pas ainsi que je transforme ma vie et celle des autres !
Mais utile est mon geste de partage, discret mais tellement efficace.
Utile est ma parole pour combattre l’injustice et rétablir enfin la vérité.
Utile est ma prière quotidienne dans le silence et le secret de mon cœur.
Utiles sont mes mots de tendresse et mes gestes d’attention pour celui qui pleure.
Utile est mon pardon généreusement offert à celui qui a trahi ma confiance.
C’est ainsi que je transforme ma vie et celle des autres en donnant tout, par amour.
(Christine Reinbolt)
Jeu concours sur blog
Le blog du diocèse de Gap et d'Embrun lance un jeu-concours à l'occasion de son 5ème anniversaire.
Pourquoi ne pas participer à ce concours de photos ?
Réflexion autour d'une homélie
Homélie
NATIVITE DU SEIGNEUR
CATHEDRALE DE GAP
JEUDI 24 DECEMBRE 2009
VENDREDI 25 DECEMBRE 2009
Chers frères et sœurs,
Deux épreuves devraient nous faire peur, l’épreuve de la misère et l’épreuve de la richesse. Mais bien souvent nous ne craignons que la première.
L’épreuve de la misère. Nous avons raison de la craindre. La pauvreté extrême déshumanise. L’échec d’une insertion sociale peut nous fait perdre toute espérance. Elle peut nous donner l’impression d’être abandonnés, d’être des oubliés, d’être des ratés. Coupés de toute relation humaine, coupés de tout miroir humain, nous perdons le sens de notre identité. Oh bien sûr ! Ce pourrait être le moment de tout miser sur Dieu, d’espérer contre toute espérance, de naître à nouveau à une foi vraie. Mais en aurons-nous seulement l’envie, la force ?
L’autre épreuve, c’est celle de la richesse. Une épreuve, la richesse ? Lorsqu’on parle de richesse on pense aussitôt « argent ». Il n’y a pas que cette richesse-là, même si trop riches, nous risquons d’oublier le donateur de tout don. Repus, nous risquons d’oublier que nous sommes des êtres dépendants les uns des autres. Nous sommes riches, dès lors que nous croyons posséder quelque chose ou quelqu’un. Nous sommes riches, dès lors que nous nous considérons comme propriétaires et non pas gestionnaires de nos vies, de nos biens, des biens de cette terre, de notre terre. Si nous recevons, ce n’est pas pour garder, c’est pour donner. Si nous recevons, ce n’est pas pour garder, c’est pour faire fructifier.
Nombreux sont ceux qui dépensent toute leur énergie pour avoir toujours davantage. En sont-ils plus heureux ? Pas si sûr. Ils sont peut-être au contraire à plaindre, car souvent ils cherchent à compenser dans l’avoir ce qui leur manque dans l’être.
Qu’est-ce qui peut bien nous empêcher d’être généreux les uns envers les autres, de partager les richesses spirituelles, intellectuelles et matérielles que nous avons reçues en don du Seigneur ou de la générosité d’autrui ? Sommes-nous aveugles ? Sommes-nous sourds ? Ne savons-nous pas que ce n’est pas uniquement au terme de notre vie mais à chaque moment de notre existence que nous devons remettre toute chose entre les mains de notre Père ? Jésus lui-même n’en a-t-il pas donné l’exemple ?
Bonne Nouvelle ! A Noël, Dieu vient nous montrer l’exemple. Bonne Nouvelle ! Dieu nous apporte comme gage de salut, non pas l’enfant roi dans un berceau doré mais l’enfant sur la paille ! Bonne Nouvelle ! Dieu qui était riche s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté ! (cf. 2 Cor 8,9). Bonne Nouvelle ! Dieu en Jésus connaît le froid et la faim. Dieu en Jésus connaît la souffrance. Dieu en Jésus va connaître le mépris, le rejet, l’injustice. Dieu en Jésus va connaître la mort de l’innocent.
Je ne suis pas en train de dire que Jésus est venu béatifier la misère et la souffrance. Je ne suis pas en train de dire que Jésus est venu béatifier une condition sociale. Un pauvre peut fort bien avoir un cœur plein d’avidité ; et un riche avoir un cœur libre et généreux. Mais que la pauvreté réelle soit une voie privilégiée vers la pauvreté de cœur, un terreau où elle germe plus facilement, qu’il vaille la peine de l’accepter et au besoin de la rechercher comme le font les religieux et les religieuses, cela l’évangile ne cesse de le marteler.
En notre XXIe siècle, ce n’est pas tant la pauvreté matérielle volontaire qu’il nous faut rechercher, même si certains le font, que l’adoption de styles de vie sobres et responsables. Le pape nous y invitait à l’occasion de l’ouverture de la conférence de l’ONU sur les changements climatiques à Copenhague, ceci par respect pour la création, par respect pour les pauvres, par respect pour les générations futures.
Vivre simplement peut être l’occasion de nous rappeler ce que nous sommes. Vivre simplement peut nous permettre de nous sortir de nos égoïsmes et entrer dans l’expérience de la solidarité. Car en vérité nous sommes tous des pauvres, nous sommes tous mendiants. Mendiants de bonheur, mendiants de vérité, mendiants de paix, mendiants de compréhension, mendiants d’un sourire, mendiants d’être entendus et reconnus pour ce que nous sommes. Reconnaissons-le, nous désirons tous être rejoints dans notre pauvreté, qu’elle soit matérielle, intellectuelle, affective, ou spirituelle.
Mais en vérité aussi, cette pauvreté existentielle est une immense richesse dès lors que nous l’acceptons. Nous sommes pauvres, et riches de notre pauvreté, en vivant au jour le jour du travail de nos mains, mettant en Dieu notre espérance pour le lendemain. « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Nous sommes pauvres, et riches de notre pauvreté, lorsque nous vivons l’espérance. « Les pauvres ont le secret de l’espérance » comme le disait Georges Bernanos.
Quelle est finalement la vraie misère de l’homme ? Quelle est la misère commune au riche et au pauvre ? Quelqu’un peut-il me le dire ? Ne serait-ce pas celle de vivre sans espérance ? « Souvent, la véritable pauvreté de l’homme est le manque d’espérance, l’absence d’un Père qui donne un sens à son existence : "Souvent, c’est précisément l’absence de Dieu qui est la racine la plus profonde de la souffrance" », dit Benoît XVI. Oui, le manque d’espérance, tel est le mal qui ronge aussi bien les pauvres que les riches.
Nous, croyants, savons que notre Père des cieux est bon et miséricordieux. Nous, croyants, savons que Dieu est providence. C’est une immense grâce. En sommes-nous conscients ?
Mais c’est peut-être bien facile, pour ceux qui n’ont pas peur du lendemain, de ne pas renier Dieu comme les pauvres peuvent y être tentés. C’est peut-être bien facile, pour ceux qui ont suffisamment d’assise affective, de ne pas combler le mal-être par de l’avoir. En sommes-nous conscients aussi ?
Le fait même d’être chrétiens devrait nous rendre plus humbles et plus humains tant à l’égard des riches que des pauvres. Le sommes-nous ? Le fait d’être chrétien devrait nous porter à soulager ces misères. Le faisons-nous ?
A l’issue de l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes en novembre, nous avons voulu lancé un vibrant appel en ce temps de crise économique et sociale. « Les pauvretés d’aujourd’hui sont peut-être moins nouvelles que radicales par suite de la détérioration fréquente du tissu familial, l’insuffisance des logements, l’augmentation du chômage, la dégradation du prix de vente des produits agricoles. Dureté des conditions de travail, solitudes, addictions, fragilités psychiques, relationnelles ou culturelles accentuent chez beaucoup le sentiment d’exclusion. » Tous les catholiques doivent se sentir concernés.
Ici à Gap, nous avons l’honneur d’accueillir durant cette période de Noël le père Clément, le vicaire général du diocèse d’Antsirabé à Madagascar où je me suis rendu avec le Père Félix en septembre dernier. J’ai aussi pu rencontrer là-bas le Père Pedro qui œuvre dans un bidonville de Tananarive. Le Père Pedro m’a dit à quel point l’extrême pauvreté était en train de changer l’âme malgache pourtant si respectueuse et généreuse par nature. La misère est un mal qu’il nous faut combattre. Non pas simplement pour notre propre sécurité, ce serait trop intéressé. Mais pour le bien de tous, pour un meilleur vivre ensemble. Un mal contre lequel nous pouvons tous être partie prenante.
Les people, les VIP, les personnes de renoms, j’ai pu en rencontrer, et on m’en a fait souvent le reproche. Mais combien savent la misère affective que certains tentent tant bien que mal de cacher ! Pendant quinze ans, j’ai été l’aumônier d’une école pour les élites, une école de pensionnaires où je me rendais le week-end. Quelle détresse j’ai pu trouver chez ces jeunes qui avaient soi-disant tout, sauf trop souvent l’essentiel : l’amour !
Nous sommes appelés à donner. Mais donner du bout des doigts sans donner du temps, sans donner un sourire, sans donner de sa sueur et de son sang, sans un cœur à cœur, ce n’est pas donner. Celui avec qui nous partageons ce n’est pas un anonyme, c’est quelqu’un, une personne, un visage. Et ce que nous avons à partager, ce n’est pas en premier lieu quelque chose, c’est quelqu’un. C’est nous-mêmes avec notre pauvreté. Et c’est ce Quelqu’un que nous appelons Dieu et qui vient combler cette pauvreté.
Nous ici, la vraie richesse que nous pouvons donner et recevoir c’est le Christ lui-même, une richesse que nous dilapidons par notre tiédeur à servir nos frères et nos sœurs en humanité, riches et pauvres, tous fils et filles comme nous d’un même Père.
« Je suis tant homme et rien de plus » disait saint François de Sales. Nous sommes tous pétris de la même glaise. Nous sommes tous pauvres. Nous sommes tous frères. Nous sommes tous signes du Christ les uns pour les autres. Nous avons tous besoins de relations vraies et sincères qui élargissent notre cœur. Toute personne isolée voit tôt ou tard quelque chose se figer à l’intime de son cœur, meurt tôt ou tard de ne pas avoir quelqu’un à aimer et de ne pas être aimée.
Le riche tout comme le pauvre sont des êtres isolés. Le riche, on l’approche trop souvent de manière intéressée alors qu’il aimerait une parole gratuite. Le pauvre, on l’approche trop souvent par pitié alors qu’il aimerait être traité d’égal à égal.
En se reconnaissant pauvre soi-même, on se met à égalité avec tous. En se reconnaissant pauvre, on reconnaît soi-même qu’on a besoin d’aimer et d’être aimé. En se reconnaissant pauvre, on laisse la place au Christ pour aimer en nous.
Choisissons un Noël des visages plutôt qu’un Noël des vitrines. Un visage n’est-il pas plus beau qu’une vitrine !
Pour conclure, je citerais Saint Augustin : « Aie tout ce que tu voudras ; si l’amour te manque le reste ne te sert de rien. Mais si tout le reste te manque et que tu aies l’amour, tout est accompli. »
+ Jean-Michel di FALCO LEANDRI
Evêque de GAP et d’EMBRUN
Nous passons notre vie
Nous passons notre vie
Peut-être que vous ne le savez pas encore ...
Nous passons notre vie à voir s'éteindre, une à une, nos illusions
que nous entretenons nous-mêmes, au nom de notre ivresse.
Par notre convoitise, notre cupidité, notre orgueil et nos basses collusions,
qu'elles soient nobles, légitimes, libertines, fallacieuses ou vengeresses
nous nous en abreuvons le temps de leurs rituels cycles saisonniers.
Printemps, été, automne, hiver, vertiges réguliers d'un temps !
Certaines étaient déjà stériles avant même d'être viciées ;
certaines n'ont même pas su dépasser les prémices d'un printemps ;
pour d'autres, elles sommeillent en notre mémoire comme préférences ;
pour d'autres encore, elles sont le fruit du sacrifice, ou de la vanité :
comme si nous avions inlassablement labouré une mer dense
ou essayé de rassembler les nuages dispersés par les vents d'été.
Certes, il y aura toujours un poète pour clamer la beauté et la conscience ...
sans compter ces philosophes qui nous obligent et nous interpellent ...
mais de vous à moi, à l'ombre de la lumière de notre expérience
n'avons-nous pas suffisamment surnagé dans les marigots du conflictuel ?
Chacun de nous, sur cette terre, avons notre propre histoire ;
si petite soit-elle, elle n'est ni meilleure, ni mieux, ni pire :
de par les décrets de notre personnalité, oh ! combien aléatoire,
et sur ce plan, ce n'est sûrement pas vous qui trouverez à redire,
n'avons-nous pas été tantôt victime, bourreau, acteur, spectateur ?
Autrui, nous l'estimons d'après ce qu'il peut nous donner, nous offrir ;
ainsi, selon sa richesse, son physique, sa nature et sa grandeur,
nous le côtoyons, afin d'en tirer une aide, un orgueil, un désir ...
L'amour n'est pas dans ce que nous en faisons mais en ce que nous donnons.
Apprendre à partager, comprendre pour offrir, vouloir donner sa confiance ;
sincérité, respect, écoute, patience, compassion, l'amour est dans le don !
combien d'entre-nous se sont réfugiés derrière l'indifférence et la méfiance,
après avoir simplement légitimé l'égoïsme et appliqué ainsi ses normes,
ces normes qui renaissent de nos peurs, de nos envies et de notre "paraître" ...
et si malheureusement nous savons pas ce que nous que nous sommes
faisons en sorte, du moins essayons, d'apprendre à mieux connaître ...
Nous ne sommes pas responsables directement de tous les fléaux
mais indirectement, chacun de nous participe en y déposant sa pierre,
construisant ainsi un mur entre notre parcelle Divine et le Très-Haut.
Il n'est jamais trop tard ! Pensons-y avant de franchir l'ultime barrière ...
Philippe Déglise
I have a dream
I have a dream ...
J'ai fait un rêve !
...
J'ai rêvé qu'un jour, tous les vallons seront relevés, toutes les collines seront aplanies, tous les rochers seront arasés, tous les défauts seront corrigés, et que la gloire du Seigneur sera révélée à tous les hommes.
C'est notre espoir. Avec cette foi, nous arracherons à la montagne du désespoir le joyau de l'espérance. Avec cette foi, nous saurons transformer la cacophonie de la discorde en une splendide symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous saurons travailler et prier ensemble, nous battre et aller en prison ensemble, nous dresser ensemble pour la liberté, sachant que nous serons libres un jour.
Ce jour arrivera quand tous les enfants de Dieu seront capables de chanter avec un esprit renouvelé : "Mon pays, douce terre de liberté, je chante pour toi. Pays où mes parents sont morts, pays de la fierté des pèlerins, de chaque versant des montagnes, fais sonner la liberté."
Faites sonner la liberté ! Et quand nous aurons fait sonner la liberté dans chaque village et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants de Dieu, les noirs et les blancs, les juifs et les chrétiens, les protestants et les catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles de ce vieux chant noir : " libres enfin, libres enfin, merci Dieu Tout-Puissant, nous sommes libres enfin ".
Martin Luther King
Extraits, Washington, 28 août 1963.
J'ai fait un rêve
Parce que le besoin est fort en ce moment particulier, d'une assurance, d'une certitude, d'une espérance...
J'ai fait un rêve...
J'ai fait un rêve, la nuit de Noël.
Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable en laissant une double empreinte, la mienne et celle du Seigneur.
L'idée me vint, c'était en songe, que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.
Je me suis arrêté pour regarder en arrière.
J'ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.
Mais je remarquai qu'en certains endroits, au lieu de deux empreintes, il n'y en avait qu'une.
J'ai revu le film de ma vie. Ô surprise !
Les lieux à l'empreinte unique correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence.
Jours d'angoisse ou de mauvais vouloir,
Jours d'égoïsme ou de mauvaise humeur,
Jours d'épreuve et de doute,
Jours intenables...
Jours où moi aussi j'avais été intenable.
Alors me tournant vers le Seigneur,
J'osai lui faire des reproches :
"Tu nous avais pourtant promis d'être avec nous tous les jours !
Pourquoi n'as-tu pas tenu ta promesse ?
Pourquoi m'avoir laissé seul aux pires moments de ma vie ?
Aux jours où j'avais le plus besoin de Ta présence ?"
Mais le Seigneur m'a répondu :
"Mon ami,
Les jours où tu ne vois qu'une trace de pas sur le sable, ce sont les jours où je t'ai porté !"
Adémar de Barros
(poète brésilien)
La joie dans le dépouillement
Je crois que l'ascèse est une des choses principales pour le développement de l'être humain et que l'ascèse est nécessaire à la construction d'un art quel qu'il soit. L'ascèse consiste à choisir perpétuellement l'essentiel.
C'est en ne gardant que l'essentiel et le nécessaire que l'on trouve tout à coup les forces de la vitalité et de la vérité.
Je crois que la mortification est nuisible parce qu'elle a toujours un côté de répression et qu'elle a toujours un côté qui facilite la débauche inverse... L'épanouissement doit être une ascèse, un dépouillement qui n'est pas une contrainte négative comme la mortification. Les ascètes peuvent vivre d'une façon encore plus frugale qu'une personne qui se mortifie, mais les ascètes le prennent comme une espèce de décontraction totale, alors que la mortification implique toujours l'obligation.
L'ascèse, c'est se contenter du verre d'eau et du morceau de pain, et c'est la savourer avec délice, parce qu'au fond vous avez l'essence de la vie qui est l'eau et le pain et que vous n'avez pas besoin d'autre chose. Mais si l'eau et le pain sont une mortification, vous êtes condamnés au pain sec et à l'eau : c'est une punition. Au fond l'ascèse, c'est la joie, c'est une chose qu'on découvre petit à petit.
Le corps doit être profondément travaillé pour trouver sa liberté. Cette liberté est au-delà de la discipline. Pour que le corps participe à cette joie et à cette liberté totale, il doit passer à travers différentes étapes purificatrices.
Pour parler simplement du métier de danseur, un danseur est un être qui a commencé entre dix et quatorze ans à faire une série d'exercices chaque matin, et ils les fait toute sa vie, sans aucun jour d'interruption, tous les matins. Il s'impose une espèce de discipline au départ, qui lui permet de trouver sa plus grande liberté.
Finalement, quand on me dit: "Qu'est-ce que la danse ?", je réponds: à l'échelon des gens qui ne savent pas, c'est se mettre debout et faire n'importe quoi ; à l'échelon des très bons danseurs, c'est avoir une discipline de dix ans ou de quinze ans et faire des choses très codifiées ; à l'échelon du véritable danseur, c'est se mettre debout et faire n'importe quoi, mais après avoir passé vingt ans d'ascèse... C'est retrouver l'innocence et la liberté, mais avec un travail préliminaire.
Le danseur idéal, ce serait un être libéré loin de notre civilisation. Je crois qu'actuellement le drame de l'époque consiste à faire croire aux gens qu'en multipliant leurs besoins on augmente leur joie. En réalité, on augmente alors leurs attaches... La seule issue pour le monde actuel, c'est non la privation, je n'aime pas ce mot-là, mais c'est la joie dans le dépouillement.
Maurice Bejart
L'Art sacré n°1, ler trim. 1969.
Jean de Jérusalem
Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille
31
Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille
Les hommes auront enfin ouvert les yeux
Ils ne seront plus enfermés dans leurs têtes et dans leurs cités
Ils se verront et s'entendront d'un point à l'autre de la terre
Ils sauront que ce qui frappe l'un blesse l'autre
Les hommes formeront comme un grand corps unique
Dont chacun d'eux sera une part infime
Et ils constitueront ensemble le cœur
Et il y aura enfin une langue qui sera parlée par tous
Et il naîtra ainsi enfin le grand humain
Exxtrait de
La prophétie de Jean de Jérusalem
Cette prophétie visionnaire décrit les temps présents avec une fascinante acuité...
... |
SOURCE : http://www.syti.net/Prophetie.html
Dimanche 24 mai : Journée mondiale des communications sociales
43e journée mondiale des Communications sociales
Dimanche 24 mai 2009
« Nouvelles technologies, nouvelles relations.
Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d’amitié. »
En ce 24 mai, nous fêtons la Journée mondiale des communications. Il y a quatre mois exactement, le 24 janvier, en la fête de Saint François de Sales, patron des journalistes, le pape rendait public son message pour cette Journée, lui donnant pour thème « Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d’amitié. »
Informer ou mettre le feu à l’actualité ? Journalistes ou pyromanes ? Aujourd’hui, ce n’est plus, comme aux temps anciens, du haut des mâchicoulis que l’on jette l’huile bouillante mais sur le feu de l’actualité. Quatre mois et trois « affaires » plus tard, internet a encore montré son pouvoir de fascination, de déformation, de désinformation, mais aussi de rectification de vérité.
« Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d’amitié. » Les temps de crise révèlent toujours notre être profond. L’occasion de se demander : Qu’avons-nous fait durant ces quatre mois ? Qu’avons-nous entendu… ce qui a été dit ou uniquement ce que nous voulions entendre ? Comment avons-nous agi ? Comment avons-nous réagi ? A qui accordons-nous notre crédit ? Que transférons-nous, que mettons-nous à la corbeille ?
« Dans un journal, le patron n’est pas le directeur, ni l’actionnaire, ni le directeur en chef, ni le journaliste, mais c’est le lecteur », disait déjà Raymond Aron (1905-1983). Avons-nous vraiment conscience que c’est chacun de nous, lecteur, auditeur, téléspectateur, internaute, qui avons le dernier mot ?
« Le désir de connexion et l’instinct de communication, qui sont tellement évidents dans la culture contemporaine, ne sont en vérité que des manifestations modernes de la disposition fondamentale et constante des êtres humains à sortir d’eux-mêmes pour entrer en relation avec les autres » dit le pape dans son message pour cette Journée. Or, pas de sortie hors de soi-même pour entrer en relation sans confiance, et pas de confiance si mensonge.
Suis-je un amoureux de la vérité ou à l’affut des ragots ? Suis-je prêt à exercer mon esprit critique ? Est-ce que je cherche à aller voir plus loin ? Est-ce que je cherche à mieux former mon jugement ou à être simplement dans le vent ? « Etre dans le vent, disait Jean Guitton, c’est le destin d’une feuille morte. »
Internet est un fascinant et puissant outil, pour le meilleur comme pour le pire, pour détruire comme pour construire. Ne nous leurrons pas, « le règne du bien définitivement consolidé n’existera jamais en ce monde. » (Benoît XVI, Spe salvi, 24). Mais gardons confiance cependant. Nous avons en nous les arrhes de la vie éternelle par l’Esprit Saint qui nous est donné. Nous avons en nous l’espérance qui résiste à toutes les désillusions. A notre niveau, notre agir n’est pas « indifférent pour le déroulement de l’histoire. » (Benoît XVI, Spe salvi, 35). Nous pouvons promouvoir, par de nouvelles technologies, par les relations qu’elles établissent entre nous, une culture de respect, de dialogue, d’amitié.
A la Pentecôte, cinquante jours après la résurrection de Jésus, séjournaient à Jérusalem des juifs « issus de toutes les nations qui sont sur le ciel » (Actes 2). Ils furent dans la stupéfaction parce que chacun entendait dans sa propre langue les apôtres proclamer les merveilles de Dieu. En mai 2009, sont hébergées sur la toile toutes les nations de la terre. A nous d’être des cyber-témoins en déclinant de mille manières notre cyber-message : « Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! »
+ Jean-Michel di Falco Léandri
Evêque de Gap et d'Embrun
Président du Conseil pour la communication de la CEF
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Mgr Claudio Maria Celli, Président du Conseil pontifical des communications sociales, présente le nouveau site pour les jeunes « Pope2You » à l’occasion de la Journée mondiale de la communication, dimanche 24 mai. Cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.youtube.com/watch?v=CMmSBOeNH8I&eurl=http%3A%2F%2Fcatholique%2Dparis%2Ecef%2Efr%2F123%2D24%2Dmai%2D2009%2DJournee%2DChretienne%2Ehtml&feature=player_embedded













